Fil d'actu
Pour les pros
Renouvelables
07-07-2025
La France prend la tête de la production européenne de biométhane, selon le dernier rapport Biomethane Investment Outlook 2025 publié par l’Association européenne du biogaz (EBA). Avec une capacité installée de 190 711 Nm³/h, l’Hexagone dépasse désormais l’Allemagne, malgré des unités de plus petite taille.
Le pays compte sur un réseau dense d’installations pour atteindre l’objectif de 60 TWh/an d’ici 2030. En Europe, 1 678 usines de méthanisation sont en service, et près de 900 nouvelles unités sont prévues d’ici cinq ans.
Les investissements s’accélèrent, 28 milliards d’euros sont attendus d’ici 2030, principalement pour de nouvelles installations. La France prévoit d’y consacrer 1,7 milliard d’euros, se plaçant parmi les plus gros investisseurs, aux côtés de l’Espagne, du Danemark et du Royaume-Uni.
Législation
07-07-2025
Revirement à l’Assemblée, la commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs a rétabli à l’unanimité ce jeudi les obligations de solarisation des bâtiments et parkings, allégées auparavant en commission.
Les seuils en vigueur restent ceux fixés par la loi Aper de 2023 : solarisation obligatoire des bâtiments de plus de 500 m² et des parkings de plus de 1 500 m², avec un minimum de 35 % de couverture photovoltaïque sur la moitié de la surface.
Selon le député Harold Huwart (Liot), rapporteur du texte, ces obligations pourraient toutefois être revues via une future loi d’adaptation au droit européen, qui fixe un seuil à 1 100 m². Une évolution que le président du Syndicat des énergies renouvelables, Jules Nyssen, juge probable, pointant les pressions exercées par certains lobbies commerciaux.
Le texte sera examiné une dernière fois à l’Assemblée nationale à la rentrée.
Climat
03-07-2025
Le Haut Conseil pour le climat (HCC) presse le gouvernement de François Bayrou de relancer sans tarder l’action climatique. Dans son rapport annuel publié jeudi, l’instance indépendante déplore le ralentissement du rythme de décarbonation en France en 2024 (-1,8 %), une baisse largement due à des facteurs conjoncturels, comme la douceur hivernale ou la crise dans l’élevage.
« Nous avons besoin d’un sursaut collectif », insiste Jean-François Soussana, président du HCC, pointant du doigt des « reculs » sur plusieurs politiques-clés : rénovation énergétique, zones à faibles émissions (ZFE) ou zéro artificialisation nette (ZAN). L’institution critique également le manque de lisibilité des politiques publiques et l’affaiblissement des outils de pilotage, comme le Secrétariat général à la planification écologique.
Alors que la France subit les effets concrets du dérèglement climatique, le HCC alerte sur les limites d’adaptation face à des canicules précoces et appelle à une gouvernance renforcée, en vue de la COP30 prévue en novembre au Brésil.
Dispositif
02-07-2025
Le bonus à l’achat pour les voitures électriques neuves évolue à partir du 1er juillet : l’aide est revalorisée de 200 à 1 200 euros selon les revenus des ménages. Les foyers modestes (déciles 1 à 5) peuvent désormais toucher jusqu’à 4 200 euros, tandis que les ménages plus aisés recevront 3 100 euros.
Autre changement : le financement de ce bonus ne passe plus par l’État, mais par les certificats d’économie d’énergie (CEE), un mécanisme porté par les fournisseurs d’énergie pour soutenir l’efficacité énergétique.
Les critères du véhicule restent inchangés : prix inférieur à 47 000 €, poids maximal de 2,4 tonnes et score environnemental conforme.
Un « leasing social » relancé en septembre viendra compléter le dispositif, avec des locations longue durée à tarif réduit pour les ménages modestes. La filière automobile salue un effort « malgré la pression sur les finances publiques ».
Renouvelables
02-07-2025
L’hydrogène naturel, aussi appelé « hydrogène blanc », a été détecté dans plusieurs régions françaises, notamment en Aquitaine, dans les Pyrénées et en Lorraine, selon un rapport de l’IFPEN remis au ministère de l’Économie ce lundi 1er juillet.
Ce gaz, présent naturellement dans le sous-sol, suscite l’intérêt comme source d’énergie décarbonée et souveraine. Son potentiel restant incertain, des forages exploratoires seront nécessaires pour évaluer la faisabilité technique et économique d’une éventuelle exploitation.
Encore rare et difficile à maîtriser en raison de sa volatilité, l’hydrogène natif est désormais reconnu comme substance minière en France depuis 2022. Deux permis exclusifs de recherche ont déjà été délivrés dans les Landes et les Pyrénées.
Autoconsommation
01-07-2025
À partir du 1er juillet, les tarifs d’achat et primes pour les installations photovoltaïques sur bâtiments de 9 à 500 kWc diminuent de 4 à 6,8 %, annonce la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Cette baisse s’inscrit dans l’application de l’arrêté du 26 mars 2025, qui a renforcé la dégressivité pour les moyennes et grandes puissances, tout en la supprimant pour les plus petites (0-9 kWc).
Cette révision tarifaire intervient après un développement très soutenu du secteur : les objectifs ont été dépassés de 2 à 2,6 fois selon les tranches de puissance entre mars et mai. Résultat, le tarif d’achat chute notamment à 88,60 €/MWh pour les installations de plus de 100 kWc, contre 95 €/MWh précédemment. Ce segment passera d’ailleurs à un appel d’offres simplifié dès septembre.
Décarbonation
01-07-2025
La Commission européenne a dévoilé, le 25 juin, de nouvelles règles encadrant les aides d’État afin d’accélérer la décarbonation et soutenir les technologies propres. Objectif : attirer les investissements privés et maintenir l’Europe dans la course mondiale de la transition énergétique.
Ces nouvelles règles, applicables jusqu’en 2030, couvrent les énergies renouvelables, les carburants bas carbone, la flexibilité électrique et les secteurs industriels fortement émetteurs. Elles prévoient des soutiens financiers, y compris pour le nucléaire et les petits réacteurs modulaires, et misent sur la neutralité technologique.
Autre volet clé, des aides aux industries électro-intensives menacées de délocalisation, conditionnées à des investissements verts.
L’Union souhaite aussi stimuler la fabrication locale d’équipements stratégiques (solaire, batteries, éolien…), via des incitations fiscales. Une offensive réglementaire pour faire de l’Europe un acteur industriel majeur de la transition climatique.
Photovoltaïque
27-06-2025
Les soutiens financiers pour les installations photovoltaïques sur bâtiments de moins de 500 kilowatts-crête vont baisser de 4 à 6,8 % au troisième trimestre 2025. Cette baisse concerne principalement les installations supérieures à 9 kWc. Cette décision fait suite à une croissance plus rapide que prévue du nombre d’installations entre mars et mai, qui a largement dépassé les objectifs fixés. Ainsi, le tarif d’achat pour les installations de plus de 100 kWc passera de 95 à 88,60 € par mégawattheure. Pour les plus petites installations (0-9 kWc), la baisse s’est arrêtée grâce à la suppression de la dégressivité tarifaire, mais elle est renforcée pour les autres tranches.
Electricité
26-06-2025
Un mois et demi après la grande panne du 28 avril, un rapport d’enquête du gouvernement pointe le manque de centrales de secours disponibles par rapport à ce qui était de rigueur le jour de la catastrophe. Les premières conclusions des experts pointent des erreurs de prévision de la part de l’opérateur du réseau REE, ainsi que des manquements des compagnies électriques qui auraient sous-estimé les risques et omis de prendre les précautions nécessaires. Tous ont agi de façon « inappropriée », a commenté la ministre en pesant ses mots, lors de l’annonce devant la presse des principales conclusions du rapport.
Plusieurs instances représentatives du secteur solaire se sont réjouies dans un communiqué de presse de voir le photovoltaïque blanchi.
Réglementaire
25-06-2025
Les partisans des énergies renouvelables peuvent souffler : le projet de loi Gremillet, qui incluait un moratoire sur l’éolien et le solaire, n’a pas été adopté par l’Assemblée nationale le 24 juin. Seuls les députés du RN et de l’UDR ont soutenu cette mesure, tandis que les centristes, écologistes et partis de gauche s’y sont opposés, et la plupart des députés de la Droite républicaine se sont abstenus. Le texte retourne maintenant au Sénat, où il devrait être examiné sans moratoire, puisque le gouvernement s’y oppose également. Cependant, un léger suspense subsiste car la majorité du Sénat est de droite, et certains pourraient vouloir réintroduire le moratoire, surtout à l’approche des élections municipales. Si un moratoire était instauré, le texte retournerait à l’Assemblée nationale et devrait alors être débattu en commission mixte paritaire, ce qui pourrait déboucher sur des compromis, comme une diminution des ambitions en matière d’énergies renouvelables.
Marché
25-06-2025
À compter du 1er avril 2026, le marché Spot français passera d’un pas horaire à un pas de 15 minutes, alignant la France sur ses voisins européens et facilitant l’intégration des énergies renouvelables (EnR) au système électrique. Cette évolution fait suite à l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2025, du règlement européen imposant un pas de temps de 15 minutes pour le règlement des écarts.
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) souligne que cette granularité accrue permettra une meilleure prise en compte de la variabilité des productions photovoltaïque et éolienne, tout en renforçant les signaux de prix pour le développement de flexibilités comme les batteries ou l’effacement.
Conséquence directe : les contrats de complément de rémunération (CR) devront être ajustés. Actuellement fondés sur des prix horaires, ces contrats devront désormais refléter les prix sur 15 minutes, notamment pour les incitations liées aux prix négatifs. La CRE recommande une application simultanée sur tous les contrats CR existants, et invite les autorités à clarifier rapidement le calendrier de cette transition
Electricité
24-06-2025
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié sa proposition d’évolution des tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE) au 1er août 2025. Elle recommande le maintien des TRVE TTC à un niveau stable pour les consommateurs résidentiels en métropole souscrivant une puissance inférieure à 36 kVA.
Cette stabilité résulte de mouvements compensés entre :
· La baisse du TURPE, liée à la sortie du Facé (Financement des aides aux collectivités pour l’électrification rurale) du périmètre du TURPE, à la nouvelle structure du TURPE 7 et à la baisse mécanique de la rémunération de la fourniture ;
· L’évolution de la fiscalité, avec une hausse de la TVA sur l’abonnement (de 5,5% à 20%) et une baisse de l’accise (de 33,70€/MWh à 29,98€/MWh).
Les ajustements du TURPE et des taxes concerneront également les clients en offre de marché.
Au 31 décembre 2024, 20,2 millions de clients résidentiels étaient encore aux TRVE en France métropolitaine.
Législation
24-06-2025
Le 19 juin 2025, les députés ont donné un large feu vert à une relance ambitieuse du nucléaire en France, en adoptant un article clé de la proposition de loi Grémillet sur la stratégie énergétique du pays. Ce texte prévoit d’augmenter la capacité nucléaire de 27 GW d’ici 2050, avec la construction d’au moins 14 réacteurs EPR2, dont dix avant 2030.
Porté par le député Renaissance Antoine Armand, l’amendement réintroduisant cet objectif, soutenu notamment par le Rassemblement national, marque une étape décisive. Malgré les critiques de la gauche, qui dénonce un choix coûteux au détriment des énergies renouvelables, l’Assemblée a également voté pour le redémarrage de la centrale de Fessenheim, fermée en 2020.
Le décret gouvernemental fixant la feuille de route énergétique jusqu’en 2035 est attendu avant la fin de l’été.
Renouvelables
23-06-2025
Dans le cadre de l’examen de la proposition de loi « Gremillet » sur l’avenir énergétique de la France, l’Assemblée nationale a adopté jeudi un amendement fixant un objectif chiffré de production d’énergie renouvelable pour 2030 : sur les 560 TWh d’électricité décarbonée prévus, au moins 200 devront provenir de sources renouvelables.
L’amendement, défendu par la députée PS Marie-Noëlle Battistel (Isère), a été adopté malgré l’opposition du Rassemblement national et de l’UDR. Il comble une lacune du texte initial, qui ne précisait pas la part des renouvelables, suscitant l’inquiétude à gauche d’une trop grande place laissée au nucléaire.
Si cette avancée a été saluée, plusieurs élus ont dénoncé le rejet des amendements visant à fixer des objectifs par filière (éolien, solaire, hydraulique…). De nombreux députés ont pointé un déséquilibre entre la précision des objectifs fixés pour le nucléaire et le flou entourant les renouvelables.
Le ministre de l’Industrie Marc Ferracci a justifié ce choix par le besoin de flexibilité, invoquant les évolutions possibles des usages et du marché de l’énergie.
Transition
23-06-2025
La baisse des émissions de gaz à effet de serre en France prévue pour 2025 ne sera pas le fruit d’un véritable progrès climatique, mais plutôt le reflet d’un ralentissement économique, avertit l’Insee dans ses dernières prévisions. L’Institut table sur une réduction d’environ 1 % des émissions, loin des -5 % annuels nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques nationaux.
Cette diminution serait avant tout liée à la crise traversée par les industries les plus polluantes plombées par un contexte économique dégradé et des prix de l’énergie toujours défavorables en Europe. Le climat des affaires y reste morose, et la croissance française ne devrait atteindre que 0,6 % en 2025.
L’Insee rappelle que si un découplage partiel entre croissance et émissions est visible depuis 20 ans, les variations restent encore largement influencées par la conjoncture économique. En 2024, les émissions françaises ont atteint environ 400 MtCO₂e, selon l’Institut, soit un recul de 0,9 % sur un an.
Législation
19-06-2025
Alors que l’Assemblée nationale poursuit l’examen de la future loi de programmation énergie-climat (2025-2035), le Syndicat des énergies renouvelables (SER) tire la sonnette d’alarme. Les amendements adoptés jusqu’ici excluent le solaire et l’éolien, pourtant moteurs de la transition énergétique mondiale, de la liste des énergies décarbonées retenues par la France.
« Nous avons atteint un seuil critique, celui de la crédibilité de l’action politique », dénonce Jules Nyssen, président du SER, qui fustige un « négationnisme technologique » risquant de compromettre l’avenir de filières industrielles clés, comme l’éolien en mer ou le solaire agricole.
Le SER appelle le Gouvernement et le rapporteur du texte à réintroduire ces technologies via de nouveaux amendements, dénonçant une « aberration énergétique » si elles devaient rester exclues de la stratégie nationale.
Législation
17-06-2025
L’Assemblée nationale a entamé lundi l’examen d’une proposition de loi fixant la trajectoire énergétique de la France à l’horizon 2035. Mais la tension est vive autour du calendrier imposé par le gouvernement, qui souhaite publier dès cet été un décret fixant cette stratégie, avant même la fin du processus parlementaire. Plusieurs députés, y compris dans la majorité, dénoncent un passage en force.
Sur le fond, le débat oppose partisans et opposants de la relance du nucléaire. Le PS propose un compromis avec huit nouveaux EPR et une clause de revoyure en 2030, tandis que la gauche radicale et les écologistes s’y opposent frontalement. Le RN, qui a obtenu l’inscription du texte sous la pression, soutient largement l’exécutif sur le nucléaire.
En commission, plusieurs amendements controversés ont été adoptés avec le soutien de l’extrême droite, notamment l’exclusion de l’éolien et du solaire des énergies décarbonées, ainsi qu’un retour aux tarifs réglementés du gaz et de l’électricité indexés sur les coûts de production.
Rénovation énergétique
17-06-2025
Face au mécontentement des professionnels du bâtiment, le gouvernement a décidé de maintenir MaPrimeRénov’ pour les travaux de rénovation énergétique « mono-gestes », comme l’installation de chaudières ou le remplacement de fenêtres.
Toutefois, le ministère du Logement prévient qu’il ne s’agit pas d’un « puits sans fond » et qu’une réforme du dispositif reste envisagée à l’horizon 2026. Des ajustements sont aussi prévus pour les rénovations d’ampleur, avec une baisse du plafond des travaux subventionnables à 50.000 euros et la suppression du bonus de 10% pour la sortie des passoires thermiques (logements classés F ou G).
Le gouvernement justifie ces réformes par des dérives constatées, avec notamment une fraude potentielle estimée à 50 millions d’euros et des délais de traitement allongés. Au 31 mai 2025, 122.000 ménages ont déjà bénéficié du dispositif.
Transition
17-06-2025
Les émissions de gaz à effet de serre en France ont reculé de 1,8% en 2024, selon le bilan consolidé publié lundi par le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa), organisme chargé du suivi du bilan carbone national. Une baisse bien plus modérée qu’en 2023, où les émissions avaient chuté de 5,8%. En 2024, elles sont passées de 376 à 369 millions de tonnes équivalent CO₂.
Cette décélération concerne tous les secteurs : -3,8 Mt pour l’énergie, -0,9 Mt pour l’industrie manufacturière, -1,5 Mt pour les transports, et -0,4 Mt pour les bâtiments et l’agriculture. Pour les ONG, ce ralentissement est lié aux reculs politiques sur la transition écologique. « Les Français restent dépendants des énergies fossiles », déplore Anne Bringault, du Réseau Action Climat, appelant le gouvernement à redoubler d’efforts notamment dans les transports et la rénovation énergétique.
Alors que la France révise sa Stratégie nationale bas-carbone, l’objectif fixé pour 2030 nécessite d’accélérer le rythme des réductions à 5% par an. Le Citepa alerte par ailleurs sur la fragilité du puits de carbone national, affaibli par le stress des forêts face au changement climatique.
Rénovation énergétique
16-06-2025
Un arrêté publié au Journal officiel samedi revoit les conditions d’attribution des certificats d’économie d’énergie (CEE) pour les travaux de rénovation d’ampleur. Désormais, les rénovations thermiques réalisées au profit des ménages modestes et financées par MaPrimeRénov’ bénéficieront d’une bonification quadruplée des CEE. Ce coup de pouce vise à inciter les entreprises à financer davantage ces opérations.
Le dispositif, qui finance déjà 30% des aides à la rénovation globale, pourrait ainsi couvrir jusqu’à 60% des coûts, selon le gouvernement. Une bonification doublée est également prévue pour les rénovations de logements modestes non éligibles à MaPrimeRénov’, sous réserve de la signature de la charte « Coup de pouce Rénovation d’ampleur ».
Avec cette réforme, l’exécutif souhaite mieux flécher les CEE, qui représentent 4 à 6 milliards d’euros par an, vers la performance énergétique des logements et la décarbonation, tout en allégeant la pression sur le budget de l’État.