Fil d'actu
Pour les pros
Électricité
30-12-2025
Malgré la fin du dispositif Arenh au 31 décembre 2025, le gouvernement anticipe une stabilité des factures d’électricité pour la majorité des ménages français en 2026 et 2027. Selon Bercy, les prix bas de l’électricité décarbonée sur les marchés de gros permettront que le passage au nouveau mécanisme (le VNU : versement nucléaire universel) n’impacte pas les tarifs réglementés, qui concernent près de 20 millions d’abonnés.
Ce nouveau système laisse EDF vendre sa production nucléaire plus librement, tout en prévoyant une redistribution aux consommateurs si les prix dépassent certains seuils (78 € puis 110 €/MWh). Avec les prix actuels autour de 50 €/MWh, cette redistribution ne devrait toutefois pas intervenir. Le VNU vise à protéger les consommateurs tout en soutenant les investissements dans le nucléaire et le système énergétique de demain.
Énergie
29-12-2025
Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la consommation mondiale de charbon devrait atteindre un nouveau record en 2025, à 8,85 milliards de tonnes, en hausse d’environ 0,5 % par rapport à 2024. Principal contributeur aux émissions de CO₂ d’origine humaine, le charbon semble toutefois avoir atteint un palier : l’AIE anticipe une stabilisation, puis un léger recul d’ici 2030, sous l’effet de la montée en puissance des énergies renouvelables, du nucléaire et du gaz naturel liquéfié. La production d’électricité à partir de charbon, qui représente les deux tiers de son usage, devrait ainsi commencer à diminuer dès 2026, tandis que la demande industrielle resterait plus résistante. Les dynamiques varient selon les régions : stabilité en Chine, recul exceptionnel en Inde, regain aux États-Unis et baisse plus limitée que prévu dans l’Union européenne.
Renouvelables
26-12-2025
À l’heure du bilan de fin d’année, la filière photovoltaïque se prépare à une mutation profonde en 2026. Après une année 2025 marquée par des incertitudes réglementaires, la baisse des soutiens publics et le passage à des appels d’offres sur certains segments, le solaire amorce un changement de modèle. L’objectif n’est plus seulement d’installer des gigawatts, mais de créer de la valeur pour le système électrique.
Face à la réduction des tarifs d’achat et à un contexte budgétaire contraint, les acteurs misent désormais sur le stockage, la flexibilité, les PPA, l’autoconsommation collective et le rôle d’agrégateur pour mieux piloter la production selon les signaux de marché. Produire « au bon moment » devient aussi stratégique que produire beaucoup, dans une logique de capture rate.
Malgré un épisode qualifié de « darwinien » pour certaines entreprises, la filière a démontré son dynamisme et sa capacité d’adaptation, notamment lors du salon Energaïa. En 2026, le photovoltaïque entend prouver qu’il peut se développer durablement, avec moins de subventions, et s’imposer comme un pilier de l’électrification et de la transition énergétique.
Électricité
26-12-2025
L’Union française de l’électricité (UFE) a publié une note présentant 50 mesures pour accélérer l’électrification des usages dans l’industrie, les transports et le bâtiment, avec le soutien des acteurs des énergies renouvelables (SER, France renouvelables). Parmi elles, 15 mesures prioritaires incluent la parité de prix entre solutions électriques et fossiles, l’extension du crédit d’impôt pour la fabrication de bornes de recharge et de véhicules électriques, ainsi que le renforcement du leasing social pour les pompes à chaleur.
L’UFE préconise également une plateforme centralisant les aides à l’électrification et une campagne de communication pour valoriser les retours positifs des consommateurs. Du côté des EnR, la fin du « stop’n’go » est soutenue afin de maintenir la production renouvelable, considérée comme un levier clé de l’électrification locale.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où le gouvernement prépare son plan national d’électrification, auquel s’ajoutent d’autres contributions d’EDF et de missions dédiées à l’industrie. L’ensemble vise à sécuriser et accélérer la transition vers des usages électriques tout en soutenant la production renouvelable.
Climat
25-12-2025
En cette fin d’année, le ministère de la Transition écologique publie la troisième Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3), avec deux ans de retard. Fixant la voie vers la neutralité carbone en 2050. L’objectif : réduire de moitié les émissions territoriales d’ici 2030 et atteindre un budget carbone décroissant de 5 % par an jusqu’en 2038. La production d’énergie devra voir ses émissions chuter de 67 % d’ici 2030, avec une sortie progressive du charbon dès 2027 et du pétrole et du gaz autour de 2040-2050. La SNBC prévoit également la décarbonation des transports, du bâtiment et de l’industrie, incluant le développement de l’électricité bas carbone, de l’hydrogène et de la capture de CO₂. Ces ambitions se heurtent toutefois à des financements en baisse pour la transition énergétique et à des objectifs jugés difficiles à tenir par certains acteurs.
Électricité
24-12-2025
La consommation d’électricité augmente en moyenne de 5 % en décembre par rapport à janvier, selon une étude du comparateur LeLynx. En cause : l’accumulation des usages liés aux fêtes de fin d’année, entre décorations lumineuses, repas festifs et chauffage plus sollicité.
D’après l’étude, la seule journée de Noël coûte en moyenne 29 % de plus qu’un jour d’hiver classique, notamment à cause du fonctionnement prolongé du four et des plaques de cuisson. Quatre guirlandes lumineuses peuvent, à elles seules, ajouter environ 6 euros sur le mois, tandis que les repas des 24 et 25 décembre représenteraient jusqu’à 24 euros de surcoût pour un foyer type.
LeLynx rappelle que ces dépenses varient fortement selon les équipements et les habitudes, et souligne l’intérêt d’opter pour des éclairages LED et de surveiller les usages énergivores pendant cette période.
Climat
23-12-2025
Selon une étude de Météo-France, la France métropolitaine et la Corse pourraient connaître un réchauffement moyen de +2,7 °C d’ici 2050, dans un monde à +2 °C. Les vagues de chaleur deviendraient plus longues et plus fréquentes, avec jusqu’à cinq fois plus de jours très chauds qu’aujourd’hui. Le seuil des 37 °C, rare dans les années 1990, pourrait devenir la norme lors de la journée la plus chaude de l’année.
Les impacts concerneraient l’ensemble du territoire : sols plus secs pendant un mois supplémentaire, feux de forêt plus fréquents, précipitations plus intenses (+10 %), et enneigement réduit en montagne, avec des conséquences économiques et environnementales notables. Face à ces évolutions, Météo-France appelle à renforcer l’adaptation, notamment via la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) et des outils d’aide à la décision pour les collectivités
Énergie
22-12-2025
Contrairement aux annonces de fin novembre, la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ne sera pas publiée avant Noël. Le gouvernement indique que le calendrier n’est pas arrêté et renvoie désormais la publication à début 2026. Ce nouveau report prolonge l’incertitude pour les acteurs de l’énergie, alors que la feuille de route actuelle accuse déjà près de trois ans de retard.
Les objectifs du photovoltaïque restent notamment en suspens. Les derniers chiffres évoqués font état de 54 GW installés en 2030, contre 60 GW initialement envisagés, avec une fourchette de 65 à 90 GW en 2035. Mais ces cibles pourraient encore être revues, dans un contexte marqué par l’analyse de RTE sur une situation d’abondance d’électricité et par l’audit en cours sur le coût des énergies renouvelables, dont les conclusions sont attendues au printemps 2026.
Renouvelables
19-12-2025
FAUX !
Les panneaux photovoltaïques durent en moyenne 30 ans, et leur durée de vie pourrait même atteindre 40 ans selon les premières observations. La garantie constructeur (souvent 80 % de performance après 20–25 ans) ne correspond pas à leur fin de vie réelle : la plupart continuent à produire bien au-delà.
Seul l’onduleur doit être remplacé au bout de 10 à 12 ans, un coût prévu dans tout projet solaire. Grâce à cette longévité et à un rendement qui reste performant dans le temps, les panneaux restent une solution durable et écologique.
Renouvelables
18-12-2025
Le réseau Cler publie une note de position, en partenariat avec la Fondation des Verts européens et la Fondation Heinrich-Böll, pour remettre au centre du débat européen la question du partage de la valeur des projets d’énergie renouvelable. Alors que la Commission prépare pour 2026 de nouvelles mesures sur l’énergie citoyenne, le Cler rappelle que les bénéfices économiques et sociaux restent trop peu encadrés et reposent surtout sur des initiatives locales.
Selon Étienne Charbit, responsable des projets Europe au réseau Cler, mieux redistribuer les richesses (financières, mais aussi en matière de gouvernance ou de soutien aux ménages modestes) est essentiel pour renforcer l’adhésion des territoires. Le réseau appelle à intégrer ces mécanismes dans chaque projet, à définir un cadre commun européen et à valoriser ce critère dans les appels d’offres, afin d’assurer une transition énergétique réellement partagée et bénéfique pour les collectivités.
Transition énergie
17-12-2025
Le Groupement des professionnels des certificats d’économies d’énergie (GPCEE) publie une étude montrant que les CEE jouent un rôle majeur dans la baisse des consommations d’énergie et des émissions carbone en France. Alors que la 6ᵉ période du dispositif débutera en 2026 avec un objectif relevé de 27 %, l’association souhaite rééquilibrer un débat souvent focalisé sur les fraudes ou la complexité administrative.
Selon l’analyse menée avec ACE Énergie, les actions financées par les CEE auraient permis de réduire de 130 TWh/an la consommation d’énergie entre 2018 et 2024, soit 66 % de l’objectif fixé par la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC). Le secteur résidentiel représente plus de la moitié des économies grâce à l’isolation et au déploiement massif des pompes à chaleur.
Le dispositif aurait également contribué à une baisse de 48 % des émissions de CO₂ sur la période, et permis 7,2 Md€ d’économies d’importations énergétiques en 2024. À l’échelle d’un foyer, cela équivaut à environ 90 € de bénéfice annuel.
Le GPCEE estime que les CEE ont soutenu la création de 50 000 emplois, tout en reconnaissant la fragilité actuelle du secteur liée aux évolutions des aides.
L’étude formule enfin plusieurs recommandations : réexaminer certaines fiches récemment supprimées, renforcer les contrôles (via le contrôle visuel à distance) et encadrer les prix des travaux pour éviter la hausse des devis liée aux subventions.
Électricité
16-12-2025
Enedis et RTE ont commencé à réduire automatiquement les puissances de raccordement non utilisées, surnommées « raccordements fantômes ». Ces capacités inutilisées représentent près de la moitié des réseaux de distribution et de transport, limitant l’efficacité du réseau face à la montée de la demande. Depuis le 1er août, 75 300 compteurs sur 84 000 ont été ajustés à la baisse. La mesure, encadrée par la CRE, permet aux gestionnaires de récupérer ces marges, tout en prévoyant des demandes progressives pour anticiper les besoins futurs.
Emploi
15-12-2025
La transition énergétique transforme le marché de l’emploi, créant de nouvelles carrières dans les énergies renouvelables, le stockage et l’optimisation énergétique. Les projets solaires, éoliens, biomasse et marins exigent ingénieurs, techniciens et consultants pour la conception, l’installation et la maintenance. Dans le résidentiel et l’industrie, auditeurs énergétiques, experts en rénovation et spécialistes du process optimisent la consommation et réduisent l’empreinte carbone. La digitalisation des réseaux et l’intelligence artificielle favorisent l’émergence de métiers hybrides, combinant énergie et data science. Avec une pénurie de main-d’œuvre dans certaines filières, des initiatives comme le plan France 2030 et les programmes de formation visent à préparer les professionnels aux besoins croissants de ce secteur en plein essor.
Transition énergie
12-12-2025
Le gouvernement lance une mission d’évaluation sur le financement et l’intégration du solaire et de l’éolien dans le système électrique. Elle sera confiée à Jean-Bernard Lévy, ancien PDG d’EDF, et Thierry Tuot, haut fonctionnaire et ex-directeur de la CRE. Objectif : analyser la soutenabilité des dispositifs de soutien public et proposer des pistes d’évolution.
Cette initiative intervient dans un contexte de consommation électrique encore faible en France (-6 % par rapport à l’avant-Covid), alors que les capacités renouvelables continuent de croître, tirant les prix de gros vers le bas et augmentant les heures à prix nuls ou négatifs.
Le coût pour l’État augmente : le budget 2026 prévoit 8,2 milliards d’euros d’aides aux renouvelables, porté notamment par les anciens contrats solaires très élevés. Le gouvernement souhaite désormais mieux calibrer les modèles économiques, en tenant compte de la maturité des filières.
La mission devra aussi étudier des solutions pour renforcer la flexibilité du système, dont un possible recours accru au stockage. Les conclusions sont attendues au premier trimestre 2026, en parallèle des travaux sur la prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie.
Électricité
11-12-2025
Le nouveau Bilan prévisionnel de RTE confirme que la France dispose d’atouts solides pour accélérer son électrification et atteindre ses objectifs climatiques d’ici 2035. La production d’électricité bas-carbone (nucléaire et renouvelables) est désormais abondante et croît au rythme nécessaire, tandis que la consommation reste stable à court terme. Résultat : une période transitoire de surcapacité, propice au développement de nouveaux usages électriques.
Selon RTE, l’électrification rapide des transports, de l’industrie, du bâtiment et du numérique est le levier le plus efficace pour résorber cette surabondance et réduire la dépendance aux énergies fossiles importées. Cette stratégie pourrait diviser par deux les importations de pétrole et de gaz d’ici 2035, améliorant la balance commerciale et renforçant la souveraineté énergétique du pays.
Plusieurs secteurs doivent désormais concrétiser leurs projets déjà engagés : environ 3 GW pour l’industrie, 4,3 GW pour les datacenters et 2,9 GW pour l’hydrogène à l’horizon 2030. RTE rappelle que cette trajectoire permettrait d’alimenter la décarbonation sans contrainte sur l’approvisionnement électrique, tout en maintenant un haut niveau de résilience du système.
La surcapacité actuelle devrait durer deux à trois ans, mais peut être absorbée grâce à une électrification dynamique et à une planification renforcée du réseau : raccordements accélérés, priorisation des projets matures, et investissements structurants déjà programmés.
Pour RTE, le message est clair : la France a tous les leviers pour réussir, à condition d’avancer vite sur l’électrification et de préserver ses filières bas-carbone, essentielles à long terme.
Climat
11-12-2025
À l’issue de la visite d’Emmanuel Macron en Chine, Paris et Pékin ont annoncé étudier la création d’un groupe de travail dédié aux défis climatiques et environnementaux. Une première réunion pourrait être organisée au premier semestre 2026.
Les deux pays réaffirment leur volonté de renforcer leur coopération sur les énergies renouvelables, de soutenir la transition mondiale vers la sortie des combustibles fossiles et de tripler la capacité nucléaire civile d’ici 2050. Ils apportent également leur appui à la stratégie de l’Organisation maritime internationale visant la neutralité carbone du secteur maritime à l’horizon 2050.
Renouvelables
10-12-2025
Le solaire français continue d’accélérer : 1,5 GW de nouvelles installations ont été raccordées au réseau sur les trois premiers trimestres 2025, portant le total annuel à 4,5 GW, contre 3,7 GW sur la même période en 2024. Si ce rythme se maintient, le record de 5,2 GW installé en 2024 pourrait être battu. La France compte désormais 29,7 GW solaires produisant 28,6 TWh jusqu’au 30 septembre.
L’éolien terrestre, lui, peine à suivre : seulement 532 MW installés depuis janvier, loin des 771 MW sur la même période en 2024. L’éolien en mer progresse grâce au parc des îles d’Yeu et de Noirmoutier, portant la puissance totale à 25,9 GW (dont 2 GW en mer).
Le biométhane affiche également un rythme plus lent : 225 GWh/an supplémentaires ont été raccordés au troisième trimestre, portant la production totale à 3,4 TWh (+18% sur un an), mais en recul de 30% par rapport à 2024.
Transition énergie
09-12-2025
Alors que le gouvernement lance une mission sur le coût des énergies renouvelables, le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), Jules Nyssen, appelle à sortir de l’incertitude politique et à accélérer la transition énergétique. Il alerte sur l’absence de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui crée un vide stratégique et freine les investissements.
Selon lui, la France dispose aujourd’hui d’une électricité abondante, décarbonée et compétitive, autour de 50 €/MWh, contre 85 à 107 €/MWh chez certains voisins européens. Une situation qui devrait, selon le SER, favoriser l’électrification des usages plutôt que justifier un ralentissement des investissements.
Jules Nyssen rappelle que toutes les filières, nucléaire compris, nécessitent un soutien public lorsque les prix sont bas, et estime contre-productif d’opposer renouvelables et nucléaire. Il plaide pour une stratégie ambitieuse de long terme : programmer de nouvelles capacités, encourager l’adoption de l’électricité dans les transports, le chauffage et l’industrie, et saisir « l’opportunité » offerte
Climat
08-12-2025
La 26ᵉ vague du baromètre ADEME montre que 72 % des Français expriment un fort niveau d’inquiétude face au changement climatique. Dans le même temps, 33 % déclarent agir autant que possible pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, tandis que 50 % signalent faire des efforts mais estiment pouvoir en faire davantage.
L’environnement reste une préoccupation derrière le pouvoir d’achat, la dette ou l’immigration, et 8 % le placent en priorité de leurs enjeux personnels. Concernant les causes du réchauffement, 61 % l’attribuent aux activités humaines et 28 % à des phénomènes naturels, tandis qu’un tiers reste sceptique quant à l’unanimité scientifique.
Pour agir, les Français privilégient la modification des modes de vie (58 %), avec un soutien majoritaire à certaines mesures publiques comme le renforcement de la réglementation (76 %) ou la réorientation de l’économie vers des activités durables (65 %).
Électricité
05-12-2025
RTE, le gestionnaire du réseau électrique, prépare son nouveau bilan prévisionnel pour 2035. Verdict : la France consommera moins d’électricité que prévu. La nouvelle estimation se situe entre 505 et 580 TWh, contre une fourchette de 525 à 640 TWh publiée il y a deux ans.
Pourquoi cette baisse ?
- La consommation stagne depuis deux ans et reste en dessous du niveau d’avant-Covid.
- L’électrification de l’industrie avance moins vite que prévu, avec des projets retardés ou ralentis.
- La filière hydrogène ne décolle pas encore.
- La sobriété énergétique s’installe durablement : isolation des bâtiments, économies d’énergie, effets de la crise de 2022.
- Les objectifs européens sur les véhicules électriques sont revus à la baisse.
Cette révision n’est pas sans conséquences :
- Le scénario bas (505 TWh) ne permettrait pas d’atteindre les objectifs climatiques ni la réindustrialisation du pays.
- Le scénario haut (580 TWh) reste compatible avec une économie fortement décarbonée.
Ces chiffres arrivent alors que le gouvernement doit finaliser la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui définira le futur mix électrique : nucléaire, renouvelables, hydrogène… et tranchera entre ambitions et réalités.
RTE présentera officiellement ses scénarios le 9 décembre