Fil d'actu
Pour les pros
Renouvelables
16-06-2025
Le décret du 5 juin marque un tournant pour les producteurs d’énergies renouvelables en France. Afin de se conformer au droit européen et de limiter l’impact des prix négatifs sur le marché de l’électricité, le gouvernement a abaissé le seuil d’éligibilité à l’obligation d’achat de 500 à 400 kW. Ce dispositif permet aux producteurs de vendre leur électricité à un tarif réglementé, mais sera désormais réservé aux installations de plus petite taille, jugées économiquement plus fragiles.
Ce recentrage vise aussi à responsabiliser les producteurs face aux déséquilibres croissants liés aux périodes de surproduction. En parallèle, le décret élargit pour la première fois le dispositif aux énergies marines renouvelables, telles que l’hydrolien et l’éolien flottant, dans une logique de diversification du mix énergétique et de soutien à l’innovation.
Électricité
10-06-2025
Selon l’Observatoire des prix de l’électricité de Storio Energy, le mois de mai 2025 a été marqué par une chute historique des prix sur le marché spot français. Le prix moyen s’est établi à 19 €/MWh, un niveau inédit depuis la crise sanitaire de 2020. Durant 90 % des journées du mois, les prix minimums ont été nuls ou négatifs, notamment en raison d’une surproduction solaire à la mi-journée.
Fait marquant : une séquence de six heures consécutives, de 11h à 17h, a affiché des prix strictement négatifs en moyenne, atteignant un pic à -118 €/MWh le 1er mai à 14h, soit le deuxième niveau le plus bas jamais enregistré. En parallèle, l’écart entre prix maximum et minimum dépasse régulièrement les 90 €/MWh sur une même journée, avec des pointes au-delà de 60 €/MWh le soir.
En réponse à cette nouvelle donne, 11 millions de foyers disposant de l’option Heures Pleines/Heures Creuses verront une partie de leurs heures creuses déplacée vers la journée, entre 11h et 17h, dès cet été.
Rénovation énergétique
10-06-2025
Suspendue temporairement pour lutter contre la fraude, l’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRénov’ rouvrira le 15 septembre, a annoncé mardi la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin. Les demandes pourront encore être déposées jusqu’au 30 juin, avant une suspension prévue dès le 1er juillet.
Durant l’été, les services de l’État passeront au crible tous les dossiers : « Les honnêtes gens seront payés, les fraudeurs exclus », a précisé la ministre sur RTL, en réponse à Emmanuel Macron qui avait exhorté à « maintenir le cap écologique ».
Doté de 3,6 milliards d’euros, le dispositif devrait être réajusté, a confirmé le ministre de l’Économie, Eric Lombard, tout en assurant que la lutte contre la fraude n’était pas dictée par des motifs budgétaires. Actuellement, un dossier sur dix serait frauduleux.
Chèque énergie
09-06-2025
Alors que les factures d’énergie augmentent, le chèque énergie 2025 suscite de vives inquiétudes. Associations, collectivités et le médiateur de l’énergie redoutent une « baisse drastique » du nombre de bénéficiaires, liée à la fin de la taxe d’habitation et à un dispositif d’attribution jugé insuffisant. En 2024, seuls 20 % des nouveaux ayants droit avaient fait la démarche sur la plateforme mise en place.
Pour 2025, le gouvernement mise sur un système semi-automatique, avec croisement de fichiers et demandes en ligne ou papier. Mais l’envoi du chèque sera retardé à novembre, et le montant dépendra désormais de la composition du foyer fiscal, pas du ménage réel, ce qui pourrait réduire l’aide pour certains.
Non revalorisé depuis 2019, le chèque énergie reste inchangé (48 à 277 €), malgré une hausse de 40 à 60 % des prix de l’énergie. Le budget global est revu à la baisse : 615 millions d’euros, contre 795 millions en 2024.
Renouvelables
05-06-2025
La Commission européenne a annoncé la présentation, d’ici fin 2025, d’un important projet législatif visant à accélérer le développement des infrastructures énergétiques, avec un accent particulier sur le stockage d’énergie. Ce futur texte, présenté dans le cadre de l’évaluation des Plans nationaux énergie-climat (NECP), vise à simplifier les procédures et raccourcir les délais d’autorisation pour soutenir la transition vers une électricité propre.
Alors que l’UE vise une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, les engagements actuels des États membres devraient permettre une baisse de 54 %, selon le rapport de la Commission. Douze pays, dont l’Espagne, dépassent déjà l’objectif intermédiaire de 42,5 % d’énergies renouvelables.
Entre 2022 et 2024, 205 GW de capacités renouvelables ont été ajoutés dans l’Union, générant près de 100 milliards d’euros d’économies pour les consommateurs. Malgré ces progrès, Bruxelles souligne le besoin urgent d’investissements dans les interconnexions transfrontalières : 32 GW manquent pour atteindre les objectifs climatiques.
Législation
04-06-2025
Dans un rapport publié mardi, la Cour des comptes appelle à instaurer une carte professionnelle pour les diagnostiqueurs immobiliers, afin de renforcer la fiabilité du diagnostic de performance énergétique (DPE), devenu obligatoire pour toute vente ou location de logement.
Souvent critiqué pour ses approximations et soupçonné de fraudes, le DPE est un outil central de la politique de rénovation énergétique. « Très utile mais qui doit être exemplaire », selon Pierre Moscovici, Premier président de la Cour, qui salue des « avancées incontestables » mais juge que les efforts doivent se poursuivre.
La Cour pointe notamment des risques persistants de conflits d’intérêts entre organismes de formation et de certification, et appelle à une séparation stricte de leurs missions, à une régulation renforcée, ainsi qu’à une réforme de la filière d’ici fin 2026.
Elle recommande aussi d’ajuster la réglementation liée à l’interdiction progressive de location des passoires thermiques (logements classés F et G), dont la mise en œuvre soulève de nombreuses difficultés pratiques et patrimoniales.
Rénovation énergétique
03-06-2025
Face à la multiplication des fraudes, à l’encombrement des dossiers et à la baisse du budget alloué, le gouvernement envisage une pause dans le dispositif MaPrimeRénov’. Selon Le Parisien, une suspension pourrait intervenir dès le mois prochain et durer jusqu’à la fin de l’année.
Contacté, le ministère du Logement confirme que cette option est à l’étude, sans qu’aucune décision n’ait encore été prise. Une interruption plus courte, limitée aux deux derniers mois de l’année, serait également envisagée. Le gouvernement promet de faire un point à la mi-juin.
Législation
03-06-2025
L’Assemblée nationale a évité de justesse la suppression du dispositif « zéro artificialisation nette » (ZAN), mardi 2 juin au soir. Portée par le Rassemblement national et la Droite républicaine, une proposition de loi visait à abolir ce mécanisme de préservation des sols naturels. La session parlementaire a été suspendue in extremis, faute de quorum.
Le lendemain, les députés favorables au ZAN ont repris la main, empêchant sa suppression. Plusieurs assouplissements ont néanmoins été votés, comme la possibilité de dépasser de 30 % les limites d’artificialisation sans justification, ou l’exclusion du décompte ZAN pour les projets déclarés d’intérêt national majeur notamment certaines usines industrielles dans l’énergie.
Des amendements visant à exonérer les parcs éoliens du ZAN ont en revanche été rejetés. L’examen du texte reprendra le 13 juin, avant son passage au Sénat.
Renouvelables
22-05-2025
Depuis plus de dix ans, la France est confrontée à une procédure juridique avec la Commission européenne concernant la gestion de ses concessions hydroélectriques, en raison de la position dominante d’EDF et du refus français de mettre ces concessions en concurrence, contrairement à la directive européenne de 2014. Malgré plusieurs adaptations législatives, aucun compromis n’a jusqu’ici résolu ce conflit, qui freine le développement et les investissements nécessaires dans l’hydroélectricité, un pilier de la flexibilité du système électrique français et du déploiement des énergies renouvelables.
Après sept mois de travaux, une mission parlementaire propose deux principales pistes :
- Passer d’un régime de concessions à un régime d’autorisation, déjà utilisé pour d’autres moyens de production d’électricité. Cette solution faciliterait la résolution des contentieux européens, mais impliquerait un transfert de propriété des infrastructures de l’État vers les exploitants, et nécessiterait de préserver les exigences actuelles sur la gestion de l’eau et la sécurité d’approvisionnement.
- Obtenir une révision de la directive européenne sur les concessions pour exclure les barrages hydroélectriques, à l’image du secteur de l’eau. Cette démarche, étroitement liée à une évaluation européenne prévue fin 2024, serait longue et incertaine.
Les députés rejettent en revanche l’idée d’un dispositif type Arenh Hydro – un accès régulé à l’électricité hydraulique semblable à celui du nucléaire – en pointant ses dysfonctionnements existants pour le nucléaire.
CEE
21-05-2025
Le gouvernement français prépare un projet d’arrêté visant à supprimer 11 opérations actuellement éligibles aux certificats d’économie d’énergie (CEE), un dispositif qui finance divers travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique. Cette suppression représenterait environ 20 % des financements du dispositif depuis 2022, entre 1,5 et 2 milliards d’euros annuels. L’objectif non officiel est de dégager de la place financière pour intégrer d’autres dépenses comme MaPrimeRénov’, le bonus automobile ou le leasing social dans le champ des CEE, soulageant ainsi le budget de l’État.
Bercy justifie ce changement par des « situations de surfinancement » : certains travaux seraient devenus si rentables qu’ils se feraient même sans aide CEE, perdant ainsi leur effet incitatif. Cependant, la brutalité de l’annonce a choqué les acteurs du secteur qui dénoncent l’absence totale de concertation et alertent sur le risque de désorganisation, notamment pour le marché des rénovations dans les secteurs professionnels et industriels.
Energie
20-05-2025
Le ministre belge de l’énergie, Mathieu Bihet, a obtenu l’abolition de la loi de sortie du nucléaire datant de 2003. Cette décision, validée par la Chambre fédérale le 15 mai 2025, tourne la page d’une politique visant à arrêter l’intégralité des réacteurs du pays d’ici 2025. Désormais, la nouvelle coalition de centre droit veut prolonger la vie de deux réacteurs stratégiques (Tihange 3 et Doel 4) jusqu’en 2045, et envisage de réactiver certains réacteurs déjà arrêtés, mais aussi de développer jusqu’à 4 GW de nouvelles capacités nucléaires, soit l’équivalent de la consommation de 4 millions de personnes.
Ce revirement s’explique par la crise énergétique et les difficultés du nucléaire français, qui ont mis en évidence la dépendance de la Belgique aux énergies fossiles étrangères. Le ministre se veut pragmatique, prônant une politique énergétique mêlant nucléaire et renouvelables, avec l’objectif d’assurer la sécurité d’approvisionnement et le maintien de prix contrôlés.
Le dossier nucléaire reste néanmoins complexe : le principal opérateur Engie se montre réticent à réinvestir dans le nucléaire, compte tenu de l’instabilité politique belge sur le sujet. Un compromis a néanmoins été passé en 2023 entre l’État belge et Engie pour le prolongement de deux réacteurs et une répartition des coûts de gestion du combustible usé. Des pistes d’innovation sont évoquées, comme la réutilisation de l’uranium usé et le développement de réacteurs de nouvelle génération.
Renouvelables
19-05-2025
Avec la multiplication des heures de prix négatifs, le gouvernement n’exclut pas de soutenir financièrement les centrales PV équipées de batteries pour stocker leur électricité. Intégrer une dimension de stockage à la production d’électricité issue du solaire pourrait ainsi participer à équilibrer l’offre et la demande en lissant les pointes et réduire le coût d’extension des réseaux. La CRE travaille actuellement sur la question et des conclusions sont attendues avant la fin de l’année. Une des pistes serait un AO sans rémunération de la production d’électricité pendant les 300 premières heures négatives, incitant donc à recourir au stockage.
Rénovation énergétique
16-05-2025
De nombreux particuliers et professionnels du secteur de la rénovation énergétique dénoncent d’importants dysfonctionnements dans l’attribution de MaPrimeRénov’, avec des délais de traitement et de paiement qui explosent (jusqu’à 300 jours pour certains dossiers, et plus de 45 000 demandes bloquées début 2025). Ces retards plongent entreprises et particuliers dans l’incertitude, certains risquant même la faillite ou devant emprunter pour compenser l’absence de versement des subventions.
Les causes sont multiples : succès croissant du dispositif, complexité des démarches, changements réglementaires fréquents, montée en puissance des contrôles anti-fraude… L’Agence nationale de l’habitat (Anah) reconnaît des délais accrus, mais nuance leur ampleur, et justifie ces lenteurs par des dossiers incomplets et la nécessité de prévention contre les fraudes. Elle affirme aussi travailler à l’amélioration de la situation, qui pourrait bénéficier d’une prochaine loi sur la lutte contre la fraude aux aides publiques.
En résumé, même si MaPrimeRénov’ reste un levier essentiel pour la rénovation énergétique, l’attente et la complexité actuelle du dispositif découragent autant les entreprises que les ménages, particulièrement les plus modestes, qui ont un accès plus limité à l’avance de subvention.
Photovoltaïque
13-05-2025
Le groupe de travail gouvernemental en cours sur les toitures PV de 100-500 kWc prépare la conversion de l’actuel « guichet ouvert » avec tarif d’achat défini par l’arrêté tarifaire S21 vers une compétition par appel d’offres simplifié pour un complément de rémunération. Le document (consultable dans l’article réservé aux abonnés) signale que les scénarios privilégiés pour la session de septembre comprennent des volumes entre 70 MW et 192 MW. La nouvelle capacité photovoltaïque annuelle envisagée pour 2025-2027 est indiquée à 1 435 MW.
Energie
12-05-2025
Le projet Cigéo, centre de stockage souterrain de déchets nucléaires à Bure (Meuse), voit son coût fortement réévalué. L’Andra estime la facture totale actuelle entre 26,1 à 37,5 milliards d’euros (base 2012), pouvant grimper à 45 milliards d’euros avec l’inflation et les aléas de construction. Ce montant, bien supérieur aux 25 milliards annoncés en 2016, sera à la charge d’EDF, Orano et du CEA, conformément au principe pollueur-payeur. La hausse du devis s’explique par des incertitudes techniques, la fiscalité (impôts pouvant jouer sur 7,4 milliards d’euros), des coûts de sécurisation, d’archéologie, et de pilotage du projet, ainsi qu’un allongement du calendrier (premiers déchets attendus vers 2050 au lieu de 2035-2040). L’Andra a déjà identifié 3,8 milliards d’optimisations depuis 2016 et propose encore 3,6 milliards d’économies, mais le projet reste inédit par sa durée (150 ans), sa taille (15 km², 250 km de galeries), et ses exigences de sûreté. Un nouvel arrêté sur le coût du projet sera publié par le ministère de l’Énergie d’ici la fin de l’année, afin de servir de référence pour la suite des travaux.
Électrification
09-05-2025
Plus d’une semaine après la méga-panne électrique ayant touché l’Espagne, la ministre espagnole de la Transition écologique Sara Aagesen appelle à la prudence. Si une anomalie dans des installations photovoltaïques du sud-ouest du pays est évoquée, elle rejette tout « diagnostic simpliste » qui pointerait les énergies renouvelables comme responsables.
La ministre insiste sur la complexité du système électrique et n’exclut aucune hypothèse, y compris celle d’une cyberattaque. Elle relance également le débat sur les interconnexions électriques avec la France, appelant Paris à cesser de freiner les projets transfrontaliers : « La France doit prendre conscience que les interconnexions doivent se faire, quoi qu’il arrive ».
Réglementaire
07-05-2025
La présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), Emmanuelle Wargon, suggère de revoir à la baisse les ambitions françaises en matière d’électricité solaire et éolienne.
En cause, une consommation d’électricité toujours inférieure aux niveaux d’avant-Covid et un soutien budgétaire jugé trop coûteux (5 milliards d’euros en 2024). Si la transition énergétique reste une priorité, la CRE plaide pour un développement « au bon rythme », privilégiant désormais une part plus importante de financements privés, notamment via des contrats de gré à gré (PPA). Le retard de la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), attendue depuis quatre ans, continue toutefois de freiner la visibilité du secteur.
Photovoltaïque
07-05-2025
74 % des Français optent pour le solaire pour alléger leur facture énergétique, selon une étude Otovo. Avec plus d’un million d’installations solaires dans l’Hexagone et un début d’année record (1,4 GW raccordés en trois mois), l’engouement pour le photovoltaïque ne faiblit pas. L’étude dévoile un profil d’utilisateur plus jeune et moins aisé qu’on ne le pense, majoritairement situé dans le centre-ouest, notamment en Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie.
Si la motivation écologique n’arrive qu’en deuxième position (22 %), les économies d’énergie restent le principal moteur (74 %). Pour lever le frein du coût d’installation, estimé entre 5 000 et 20 000 €, des solutions de location émergent, rendant le solaire plus accessible. Les Français plébiscitent désormais des offres claires et rassurantes, bien au-delà des simples promesses écologiques.
Dispositifs
06-05-2025
Le dispositif MaPrimeRénov a connu un début d’année dynamique, avec 63 509 ménages aidés au premier trimestre. La ministre déléguée au Logement, Valérie Létard, salue une « réussite quantitative », tout en affichant une volonté claire : renforcer la qualité des rénovations.
Les chiffres publiés par l’Agence nationale de l’habitat (Anah) confirment une évolution marquée, si les demandes pour des travaux par gestes reculent de 13,4 %, celles pour des rénovations d’ampleur ont triplé en un an, atteignant 33 222 dossiers.
Face à cette montée en puissance, le gouvernement fixe quatre priorités, accélérer l’instruction des dossiers, renforcer le contrôle des accompagnateurs, mieux encadrer les coûts, et poursuivre la lutte contre les fraudes.
Économie
06-05-2025
La panne électrique massive du 28 avril a paralysé l’Espagne pendant plusieurs heures, stoppant l’activité du pays. Si les pertes sont estimées à 4,4 milliards d’euros, tous les secteurs n’ont pas été touchés de la même manière.
L’industrie, notamment l’automobile et la chimie, a subi des arrêts prolongés difficiles à compenser. Le ferroviaire a connu une véritable pagaille, avec des milliers de passagers bloqués. À l’inverse, les services et le commerce devraient rattraper une partie des pertes dans les jours suivants.
Grâce aux groupes électrogènes, la grande distribution et certains hôtels ont pu limiter les dégâts. Dans les régions proches de la France, comme le Pays basque, la coupure a été plus courte et l’impact moindre.