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Pour les pros
Renouvelables
24-02-2026
La Commission de régulation de l’énergie a publié début 2026 son état des lieux actualisé des appels d’offres « PPE2 » dédiés aux énergies renouvelables électriques. À fin 2025, plus de 80 % des volumes prévus ont été instruits (23 GW sur 29 GW) et 18,2 GW retenus, soit 63 % de l’objectif global.
Après un démarrage perturbé par la crise énergétique et l’inflation des coûts, la dynamique s’est redressée à partir de mi-2023 grâce à l’adaptation des mécanismes d’indexation et à l’amélioration des taux de souscription. Les appels d’offres ont ainsi contribué à relancer le déploiement du solaire et de l’éolien, malgré un retard persistant.
Sur le plan économique, les prix proposés ont fortement augmenté entre 2021 et 2023 avant d’amorcer une stabilisation, notamment pour le solaire. Cette tension s’explique par le maintien de taux d’intérêt élevés et par la hausse des coûts d’exploitation, malgré une baisse des investissements, en particulier dans le photovoltaïque.
Les projets retenus à mi-2025 devraient représenter environ 5,7 milliards d’euros de soutien public sur la durée des contrats, un montant encore très dépendant de l’évolution future des prix de marché. La CRE souligne enfin un enjeu industriel majeur : si l’éolien repose largement sur une chaîne d’approvisionnement européenne, le photovoltaïque demeure fortement dépendant des importations asiatiques.
Renouvelables
23-02-2026
Face à la hausse structurelle des prix de l’énergie et aux objectifs de décarbonation, les bâtiments photovoltaïques s’imposent comme une solution mature pour le secteur du bâtiment. En intégrant la production d’électricité directement au bâti (toitures, façades ou ombrières) ils permettent de produire une énergie renouvelable au plus près des usages, favorisant l’autoconsommation et limitant l’exposition aux fluctuations du marché.
Longtemps perçue comme coûteuse, cette technologie bénéficie désormais de la baisse des prix des panneaux et de l’amélioration de leurs performances, réduisant les temps de retour sur investissement. Les dispositifs de soutien et les mécanismes de valorisation du surplus injecté sur le réseau renforcent encore l’attractivité économique des projets pour les entreprises, les exploitations agricoles et les collectivités.
Sur le plan environnemental, l’électricité produite contribue directement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la diversification du mix énergétique, sans artificialiser de nouvelles surfaces. L’intégration au bâti s’inscrit ainsi dans une logique de sobriété foncière et de souveraineté énergétique.
Adaptables à de nombreux usages : industrie, logistique, agriculture ou équipements publics, les bâtiments photovoltaïques participent à l’émergence de systèmes énergétiques plus décentralisés et résilients, notamment lorsqu’ils sont associés à des solutions de stockage et de pilotage intelligent. Des acteurs spécialisés comme Technique Solaire accompagnent cette évolution en développant des solutions intégrées adaptées aux contraintes techniques et réglementaires des projets.
Stockage
20-02-2026
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a retenu cinq projets de stockage d’électricité en Guadeloupe, représentant 32 MW de puissance pour 170 MWh de capacité. Sélectionnés à l’issue des guichets lancés fin 2024, ces projets reposent sur des batteries lithium-ion et visent à faciliter l’intégration des énergies renouvelables intermittentes dans le système électrique local.
Dans les zones non interconnectées comme la Guadeloupe, le stockage permet de lisser la production, de limiter le recours aux centrales fossiles et de réduire les surcoûts de production compensée par les charges de service public de l’énergie. Selon la CRE, ces installations pourraient générer une économie nette d’environ 1,35 milliard d’euros sur 15 ans, malgré un coût de soutien estimé à 65 millions d’euros.
Cette montée en puissance du stockage illustre une tendance de fond du système électrique : la flexibilité devient un pilier central de l’intégration des renouvelables.
Électricité
19-02-2026
Dans un rapport publié le 6 février, l’Agence internationale de l’énergie prévoit une forte accélération de la consommation mondiale d’électricité, qui pourrait atteindre 33 594 TWh en 2030, soit +19 % par rapport à 2025. La demande progresserait au moins 2,5 fois plus vite que la consommation globale d’énergie, portée par l’électrification des usages industriels, l’essor des véhicules électriques, la climatisation et la croissance des data centers.
Côté production, les renouvelables poursuivent leur expansion, tirées par le photovoltaïque, appelé à devenir d’ici la fin de la décennie l’une des premières sources d’électricité au monde. Mais le charbon reste pour l’instant la principale source du mix électrique mondial, devant l’ensemble des renouvelables. Malgré la montée du solaire, de l’éolien et du stockage, la hausse globale de la production électrique pourrait encore entraîner une progression des émissions liées au secteur.
Électricité
18-02-2026
Le marché européen de l’électricité, né dans les années 1990, vise à stimuler la concurrence, sécuriser l’approvisionnement et fluidifier les échanges entre pays. Il repose sur le « merit order » : les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) sont activées en priorité, les plus chères (gaz, charbon) ensuite.
La montée des énergies renouvelables et la crise énergétique 2021‑2023 ont mis en lumière ses limites : prix très volatils, nécessité de flexibilité et maintien de capacités pilotables. Les réformes en cours cherchent à réduire la dépendance au gaz, développer le stockage et sécuriser les contrats à long terme.
Pour les entreprises et les consommateurs, le marché reste un levier stratégique mais aussi un risque. Son évolution illustre la transition vers un système électrique européen plus décarboné, flexible et résilient, conciliant efficacité économique et souveraineté énergétique.
Transition énergétique
17-02-2026
Dans un rapport publié le 11 février, le Réseau Action Climat (RAC-France) estime que la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables constituent les principaux leviers pour réduire la dépendance énergétique de la France. Aujourd’hui, les importations d’énergies fossiles restent le principal facteur de vulnérabilité du pays, avec des stocks limités et une forte exposition aux marchés internationaux.
Selon le RAC, les renouvelables renforcent l’autonomie énergétique en s’appuyant sur des ressources locales, malgré une dépendance aux équipements et aux matières premières nécessaires à leur fabrication. L’organisation souligne également que l’électrification des usages réduit la dépendance extérieure mais crée une vulnérabilité interne liée au système électrique. Au total, une stratégie combinant sobriété, diversification du mix et développement des flexibilités apparaît comme la voie la plus robuste pour sécuriser l’approvisionnement énergétique.
Climat
16-02-2026
Malgré une baisse des émissions de gaz à effet de serre limitée en 2025, le ministère de la Transition écologique estime que l’objectif de réduction d’environ 5 % par an d’ici 2030 reste « réaliste ». Cette trajectoire, inscrite dans la future Stratégie nationale bas carbone (SNBC-3), doit permettre à la France d’atteindre la neutralité carbone en 2050, notamment via l’électrification des usages et la sortie progressive des énergies fossiles.
Le recul des émissions n’a toutefois été que de 1,6 % l’an dernier, bien en dessous du rythme nécessaire. Le ministère reconnaît que les incertitudes budgétaires et réglementaires récentes ont brouillé le signal envoyé aux acteurs économiques, mais met en avant la baisse des coûts des technologies bas carbone, comme les véhicules électriques et les pompes à chaleur. Le décret d’adoption de la SNBC-3 est attendu au printemps.
Réglementations
12-02-2026
Le gouvernement a présenté sa Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) pour 2025-2035, qui fixe la trajectoire du système énergétique français pour la prochaine décennie. Le document mise sur une hausse de la production d’électricité décarbonée et une réduction de la part des énergies fossiles, avec l’objectif de faire passer leur poids dans la consommation finale d’environ 60 % aujourd’hui à 40 % en 2030.
La stratégie prévoit une relance du nucléaire, avec une production visée entre 380 et 420 TWh en 2035, et confirme l’accélération de l’éolien en mer. En revanche, les objectifs pour le solaire et l’éolien terrestre sont revus légèrement à la baisse, en raison d’une demande d’électricité moins dynamique que prévu ces dernières années. La feuille de route doit offrir davantage de visibilité aux acteurs du secteur, après plusieurs années d’incertitudes.
Transition énergétique
12-02-2026
Un nouveau rapport de la Cour des comptes européenne alerte sur le risque de pénurie de matières premières critiques (lithium, nickel, cobalt, terres rares) indispensables aux batteries, éoliennes et panneaux solaires. Malgré le règlement sur les matières premières critiques adopté en 2024, la production intérieure reste faible, le recyclage embryonnaire et la diversification des importations insuffisante. L’UE pourrait donc avoir du mal à sécuriser l’approvisionnement nécessaire pour atteindre ses objectifs climatiques et énergétiques à l’horizon 2030.
Consommation
11-02-2026
Une box Internet allumée 24 h/24 consomme en moyenne 150 à 300 kWh par an, soit l’équivalent d’un réfrigérateur récent, pour un coût annuel de plusieurs dizaines d’euros. Cette consommation augmente si la box est associée à un décodeur TV, souvent plus énergivore. Éteindre sa box la nuit ou en cas d’absence permet de réduire jusqu’à 30‑40 % sa consommation annuelle, sans risque pour le matériel. Pour plus de simplicité, une multiprise programmable peut automatiser l’extinction, réduisant la facture et l’empreinte énergétique du foyer.
Transition énergétique
10-02-2026
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) recommande de développer des outils et produits de marché pour renforcer la flexibilité du système électrique, en particulier face aux pics de production solaire. Le rapport préconise la création de contrats ciblant le pic photovoltaïque, l’accompagnement de l’effacement diffus, du stockage et du pilotage des véhicules électriques, tout en sécurisant cybersécurité et échanges de données. L’objectif : massifier les équipements pilotables, standardiser les flux d’information et faciliter l’intégration des énergies renouvelables dans un système de plus en plus électrifié.
Renouvelables
09-02-2026
Alors que la France s’apprête à publier sa nouvelle feuille de route énergétique, le syndicat France renouvelables met en garde contre les conséquences d’un ralentissement du solaire et de l’éolien terrestre. Selon l’organisation, qui représente plus de 370 acteurs de la filière, une trajectoire moins ambitieuse pourrait entraîner la destruction de 30 000 à plus de 40 000 emplois, avec des effets dès la première année.
Cette révision s’explique par un rythme d’électrification de l’économie plus lent que prévu, un constat déjà souligné par RTE et évoqué récemment par le gouvernement dans le cadre de la future Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Au-delà de l’emploi, France renouvelables alerte aussi sur un risque de décrochage de l’investissement privé, estimé à 2,7 milliards d’euros par an, et sur une perte durable de compétences industrielles dans la transition énergétique.
Réglementations
09-02-2026
Le projet de loi de finances pour 2026, adopté à l’Assemblée nationale, confirme plusieurs mesures clés dans le secteur de l’énergie. Parmi elles : le quasi-doublement de l’Ifer pour les centrales photovoltaïques anciennes, le déplafonnement des « primes négatives » et la révision rétroactive des contrats solaires pré-2011.
Les subventions aux renouvelables et à la rénovation énergétique restent soutenues : le programme « charges de service public de l’énergie » atteint 9,58 Mds€, MaPrimeRénov’ conserve 3,6 Mds€, tandis que le Fonds vert et le Fonds chaleur sont maintenus à des niveaux proches de 2025. Le versement nucléaire universel est mis en œuvre, avec RTE garant de la distribution des fonds.
En revanche, certaines mesures initiales sont reculées ou réduites : baisse partielle du programme « énergie, climat et après-mines », report de la convergence des accises sur gaz et électricité, et suspension de l’augmentation des taxes sur les carburants carbonés.
Consommation
06-02-2026
Le principal poste de consommation d’un lave-linge est le chauffage de l’eau, qui représente près de 80 % de l’électricité utilisée. Passer de 60 °C à 30 °C peut diviser par deux la consommation, tout en conservant un linge propre grâce aux lessives et machines modernes.
Pour le quotidien, 30 °C suffit pour vêtements, draps et sous-vêtements. Le lavage à froid (20 °C) est possible pour le linge peu sale, tandis que 40 °C ou 60 °C doivent être réservés aux usages spécifiques ou hygiéniques. Un cycle chaud occasionnel à vide ou avec du vinaigre permet de maintenir la machine propre.
Un geste simple qui réduit la facture, prolonge la durée de vie des vêtements et limite l’impact environnemental.
Énergie
05-02-2026
La prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) devrait annoncer moins d’éolien terrestre et de solaire que prévu. Selon le ministre de l’Économie Roland Lescure, la consommation électrique progresse plus lentement que prévu, ce qui limite le besoin de ces installations.
Le gouvernement confirme en revanche de forts investissements dans le nucléaire et l’éolien offshore, tout en assurant qu’il n’y aura pas de moratoire sur les renouvelables. Un grand plan d’électrification des usages (mobilité, bâtiments, industrie) sera publié prochainement pour accompagner cette stratégie.
Électricité
04-02-2026
En 2025, l’Union européenne a installé 27,1 GWh de nouvelles batteries, en hausse de 45 % sur un an, marquant un niveau record pour la 12ᵉ année consécutive, selon SolarPower Europe. Cette croissance est portée principalement par les systèmes à l’échelle des services publics, qui représentent 55 % de la nouvelle capacité ajoutée, tandis que les batteries résidentielles continuent de reculer.
Depuis 2021, le parc européen a été multiplié par dix, passant de 7,8 à 77,3 GWh, mais pour atteindre les besoins en flexibilité énergétique d’ici 2030, il faudra répéter cette multiplication par dix, soit 750 GWh. Le rapport souligne également que l’UE dispose désormais d’une base industrielle intermédiaire solide, mais que la production de matériaux actifs et de cellules pour le stockage stationnaire reste limitée.
Pour soutenir ce développement, trois priorités sont identifiées : accélérer le déploiement des projets de stockage, renforcer la chaîne d’approvisionnement européenne et améliorer la qualité, la sécurité et la durabilité des batteries.
Climat
03-02-2026
La France intègre pour la première fois une Trajectoire de Réchauffement de Référence (TRACC) dans son cadre juridique, avec son inscription dans le Code de l’environnement par décret publié le 23 janvier. Portée par le 3ᵉ Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3), cette trajectoire vise à intégrer systématiquement l’adaptation au changement climatique dans l’ensemble des politiques publiques d’ici 2030.
Fondée sur les projections scientifiques du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), la TRACC retient un réchauffement de +2 °C dès 2030, +2,7 °C en 2050 et jusqu’à +4 °C à l’horizon 2100 pour la France hexagonale. Elle devient ainsi une référence commune pour l’État, les collectivités et les acteurs économiques afin d’anticiper les risques climatiques et d’adapter les investissements, les infrastructures et les projets d’aménagement.
Concrètement, cette nouvelle trajectoire guidera l’évolution des plans de prévention des risques naturels, des normes de construction et de la planification territoriale, afin de concevoir des infrastructures et des politiques publiques adaptées au climat futur.
Réglementations
02-02-2026
La deuxième partie du projet de loi de finances 2026, adoptée par l’Assemblée nationale, prévoit un budget en hausse pour le ministère de la Transition écologique (22,76 Md€), mais une réduction des plafonds d’emplois de l’État et de ses opérateurs. Le texte met en place des mesures pour réviser à la baisse les primes négatives des contrats d’énergies renouvelables et certains tarifs photovoltaïques, tout en renforçant la part des communes dans l’Ifer lors du renouvellement de parcs éoliens. Il prévoit également des aides aux collectivités pour l’électrification rurale et des dispositifs de compensation pour les collectivités touchées par des événements climatiques ou la fermeture de la centrale de Fessenheim.
Électricité
30-01-2026
Pour réussir la décarbonation de son économie, l’Union européenne doit accélérer massivement les investissements dans les réseaux électriques. Réunis lors du forum franco-allemand de l’énergie, experts et responsables ont alerté sur la nécessité de renforcer à la fois la capacité, la flexibilité et la résilience des infrastructures, face à l’essor de l’électrification et à la multiplication des risques climatiques, industriels et sécuritaires.
Alors que plus de la moitié des investissements énergétiques européens concernent désormais l’électricité, un décalage persiste entre les dépenses consacrées à la production et celles dédiées aux réseaux et au stockage. Selon l’Entso-e (Réseau européen des gestionnaires de réseau(x) de transport d’électricité), près de 800 milliards d’euros seront nécessaires d’ici 2050 pour les seuls réseaux de transport, avec plus de 100 GW d’interconnexions supplémentaires à construire. Un effort qui suppose d’anticiper les délais industriels, de sécuriser la chaîne de valeur, de former les compétences et de trouver de nouveaux mécanismes de financement public-privé.
Réglementations
29-01-2026
La première partie du projet de loi de finances 2026 a été adoptée par l’Assemblée nationale. Elle prévoit une hausse de la fiscalité sur certaines installations photovoltaïques, la mise en œuvre d’une redevance sur les substances PFAS, une nouvelle trajectoire de la TGAP déchets et la création d’une taxe sur les petits colis importés. La loi proroge également le crédit d’impôt pour l’agriculture biologique et l’industrie verte, ajuste la fiscalité des véhicules, des engins maritimes et des réseaux d’eau, et étend certains taux réduits de TVA à la pose de pompes à chaleur et de panneaux solaires installés par des professionnels qualifiés.
Cette première étape marque un équilibre entre mesures incitatives pour la transition écologique et renforcement de la fiscalité sur les activités polluantes.