17-02-2026
Transition énergétique : une opportunité pour les entreprises !
L’objectif initial était clair : maintenir l’augmentation de la température mondiale bien en dessous de +2°C, et si possible, viser la barre des +1,5°C au-dessus des niveaux pré-industriels, soit l’état du climat avant le développement massif des activités industrielles. Les pays signataires s’étaient engagés à réduire leurs émissions et à mettre en place des plans de transition énergétique ambitieux.
Malgré les ambitions portées par l’Accord de Paris, le bilan actuel montre que les émissions mondiales de gaz à effet de serre restent encore élevées. Les travaux du GIEC, qui ont servi de base aux trajectoires visant à limiter le réchauffement à 1,5 °C rappellent l’ampleur des efforts nécessaires pour rester dans ces limites.
Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), même en mettant en œuvre toutes les contributions déterminées au niveau national (CDN), le réchauffement planétaire serait sur une trajectoire de réchauffement de +2,3 °C à +2,5 °C.
Si l’on se limite aux politiques actuellement appliquées, le réchauffement pourrait grimper jusqu’à 2,8 °C, contre 3,1 °C l’an dernier. Ces chiffres rappellent que les efforts doivent être intensifiés, en particulier dans le secteur de l’énergie, principal contributeur aux émissions mondiales.
L’énergie est au cœur de la crise climatique. Les ressources fossiles comme le pétrole, le gaz naturel ou le charbon, qui dominent encore la production mondiale, seraient responsables de plus de 75 % des émissions de CO2 de la planète depuis les années 1970. De manière générale, le secteur de l’énergie représente près de 70 % des émissions mondiales. Si nous ne transformons pas ce secteur, tout effort pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sera vain.
La COP30 s’est tenue du 10 au 22 novembre 2025 à Belém, au cœur de l’Amazonie brésilienne. Alors que l’événement marquait l’ouverture d’un nouveau cycle d’engagements climatiques, il a malheureusement abouti à un accord jugé « a minima ».
L’une des annonces les plus concrètes concerne le financement de l’adaptation au changement climatique. Les pays développés se sont engagés à tripler l’aide financière aux pays en développement d’ici 2035, pour atteindre 120 milliards de dollars par an (contre 40 milliards actuellement). Cette solidarité envers les pays les plus vulnérables a été renouvelée pour les dix prochaines années.
Plusieurs initiatives thématiques ont également été lancées :
Par ailleurs, le dispositif volontaire Belem Action Mechanism (BAM) a été adopté pour partager les bonnes pratiques et limiter l’impact social de la transition sur les travailleurs dépendant des énergies fossiles.
Pour la première fois, la décision finale reconnaît aussi le problème de la désinformation climatique et soutient les initiatives scientifiques garantissant l’intégrité de l’information.
Si ces annonces sont encourageantes, elles ne parviennent pas à masquer les blocages majeurs qui freinent l’accélération nécessaire pour se maintenir sous la barre des +2 °C.
Le principal point critique concerne les énergies fossiles. Contrairement à la COP28, aucune référence à la sortie des énergies fossiles n’a été faite dans l’ensemble des décisions adoptées à Belém. Le texte final se montre peu ambitieux et reflète les blocages de plusieurs pays grands producteurs d’énergies fossiles.
Sur le plan des acteurs privés, les trajectoires réelles des grandes entreprises françaises (CAC 40) demeurent souvent insuffisantes, malgré l’affichage de cibles ambitieuses. Certains dirigeants estiment que l’objectif de +1,5 °C ne sera « jamais » atteint, car les investissements requis sont « colossaux ».
Entre ces blocages diplomatiques et économiques et la situation climatique actuelle, la nécessité d’accélérer la transition énergétique à l’échelle mondiale et locale est plus que jamais pressante.
Face aux blocages géopolitiques constatés lors de la COP30 et à l’insuffisance des trajectoires nationales, la bonne nouvelle est que la transition énergétique n’est pas qu’une promesse lointaine : elle est déjà en cours et s’avère économiquement viable. Le basculement vers un système reposant sur les énergies renouvelables (soleil, vent, hydraulique) est amorcé et semble irréversible, car ces énergies ne produisent pas ou peu de déchets ou d’émissions polluantes. C’est sur ce levier concret que l’action doit s’accélérer.
En France, des accélérations notables sont enregistrées, le parc de production d’énergies renouvelables a connu une croissance de plus de 6,7 GW en 2024, atteignant une puissance totale de 76,7 GW et couvrant 33,9 % de la consommation électrique française.
Concernant la filière hydraulique, grâce à des conditions favorables, la production a fortement augmenté (+27,3 %) pour atteindre 69,8 TWh.
En 2024, la filière éolienne cumulée a raccordé 1 756 MW supplémentaires (dont 1 091 MW d’éolien terrestre et 665 MW d’éolien en mer), portant sa puissance totale à 24,4 GW (22,9 GW terrestre et 1,5 GW en mer).
Pour la filière solaire, au cours des trois premiers trimestres de 2025, au moins 4,5 GW de nouvelles installations photovoltaïques ont été connectées au réseau électrique français. Si ce rythme est maintenu, le record annuel de 5 GW établi en 2024 sera battu.
Il est toutefois essentiel de noter que la France n’a pas atteint son objectif d’énergies renouvelables en 2020, avec 19,1 % de sa consommation brute finale d’énergie (pour une cible de 23 %). En 2024, ce seuil a finalement été franchi, avec 23 % d’énergies renouvelables. L’effort doit cependant s’intensifier pour viser les 33 % fixés pour 2030.
La décarbonation du mix énergétique dépend de la demande. Vous vous demandez si votre choix individuel compte ? Absolument !
Le pouvoir de votre choix se manifeste par un cercle vertueux : plus les consommateurs (particuliers et professionnels) choisissent vert, plus le marché est incité à décarboner.
Quand on sait que le secteur résidentiel et tertiaire représente près de 45 % de la consommation énergétique de la France, l’effet de mobilisation collective devient majeur !
La transition énergétique passe par quatre piliers : la production et la consommation d’énergies renouvelables, la sobriété et l’efficacité énergétique. Que vous soyez un foyer ou une entreprise, des actions concrètes sont à votre portée :
Même à petite échelle, chaque particulier et chaque entreprise peut jouer un rôle : adopter les énergies renouvelables est l’une des actions les plus efficaces pour réduire son empreinte carbone.
En combinant électricité 100 % verte, sobriété et efficacité, chacun devient un moteur de la décarbonation du mix énergétique. Ensemble, mobilisons-nous : chaque choix compte pour le climat !
Décryptage
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le développement
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Votre horoscope survolté
🐏 Bélier - La Lune fait barrage à vos projets. En revanche, Vénus apporte de l’eau à votre moulin.
🐂 Taureau - Vous êtes sur le point de péter les plombs. Contactez au plus vite un technicien Enedis.
👨🏻🤝👨🏽 Gémeaux - Le Soleil vous tourne le dos. Coup dur pour votre installation photovoltaïque.
🦀 Cancer - Rappelez-vous que l’énergie la moins chère, c’est celle qui coûte le moins d’argent. Consommez moins !
🦁 Lion - Vous subissez Mercure, qui n’arrête pas de grimper. Cela vous donne froid dans le dos.
👧 Vierge - Arrêtez de courir après des idées lumineuses, au risque d’attraper des ampoules.
⚖ Balance - Rechargez vos batteries. Privilégiez un week-end romantique ou une prise 220 volts.
🦂 Scorpion - Parce que vous devenez un piètre conducteur, le courant ne passe plus avec votre moitié.
🏹 Sagittaire - À force de jouer les électrons libres, vous risquez de passer pour un illuminé.
🐐 Capricorne - Grâce à un alignement de Neptune et Linky, vous débordez d’énergie !
🏺 Verseau - Vous subissez une coupure de courant à 12h34. C’est encore la faute du sèche-linge.
🐟 Poissons - Rien ne va plus côté couple : il y a de l’eau dans le gaz et de l’électricité dans l’air.