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Climat : Quel bilan après les 10 ans de l’Accord de Paris et la COP30 ?

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En cette Journée mondiale du climat, l'heure est au bilan, dix ans après l'adoption de l'Accord de Paris et quelques semaines après la clôture de la COP30. Si des efforts ont été faits, les ambitions restent insuffisantes face à l’urgence climatique. Dans ce contexte, la transition énergétique apparaît comme un levier concret et indispensable : sans transition énergétique, pas de réussite climatique !

Où en est la planète 10 ans après l’Accord de Paris ?

L’objectif initial était clair : maintenir l’augmentation de la température mondiale bien en dessous de +2°C, et si possible, viser la barre des +1,5°C au-dessus des niveaux pré-industriels, soit l’état du climat avant le développement massif des activités industrielles. Les pays signataires s’étaient engagés à réduire leurs émissions et à mettre en place des plans de transition énergétique ambitieux.

Un constat… à la hausse

Malgré les ambitions portées par l’Accord de Paris, le bilan actuel montre que les émissions mondiales de gaz à effet de serre restent encore élevées. Les travaux du GIEC, qui ont servi de base aux trajectoires visant à limiter le réchauffement à 1,5 °C rappellent l’ampleur des efforts nécessaires pour rester dans ces limites.

Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), même en mettant en œuvre toutes les contributions déterminées au niveau national (CDN), le réchauffement planétaire serait sur une trajectoire de réchauffement de +2,3 °C à +2,5 °C.

Si l’on se limite aux politiques actuellement appliquées, le réchauffement pourrait grimper jusqu’à 2,8 °C, contre 3,1 °C l’an dernier. Ces chiffres rappellent que les efforts doivent être intensifiés, en particulier dans le secteur de l’énergie, principal contributeur aux émissions mondiales.

Climat et énergie, un lien indissociable

L’énergie est au cœur de la crise climatique. Les ressources fossiles comme le pétrole, le gaz naturel ou le charbon, qui dominent encore la production mondiale, seraient responsables de plus de 75 % des émissions de CO2 de la planète depuis les années 1970. De manière générale, le secteur de l’énergie représente près de 70 % des émissions mondiales. Si nous ne transformons pas ce secteur, tout effort pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sera vain.

COP30 : des annonces mais encore du chemin

La COP30 s’est tenue du 10 au 22 novembre 2025 à Belém, au cœur de l’Amazonie brésilienne. Alors que l’événement marquait l’ouverture d’un nouveau cycle d’engagements climatiques, il a malheureusement abouti à un accord jugé « a minima ».

Des annonces encourageantes

L’une des annonces les plus concrètes concerne le financement de l’adaptation au changement climatique. Les pays développés se sont engagés à tripler l’aide financière aux pays en développement d’ici 2035, pour atteindre 120 milliards de dollars par an (contre 40 milliards actuellement). Cette solidarité envers les pays les plus vulnérables a été renouvelée pour les dix prochaines années.

Plusieurs initiatives thématiques ont également été lancées :

  • Action sur le méthane : un sommet sur ce puissant gaz à effet de serre a été organisé, avec des engagements volontaires pour réduire ses émissions.
  • Forêts et transition juste : le Brésil a créé le fonds Tropical Forest Forever Facility (TFFF) de 9 milliards de dollars pour lutter contre la déforestation.
  • Océan et information : une Task Force Océan, initiée par le Brésil et la France, vise à intégrer la protection des océans dans les stratégies climatiques nationales.

Par ailleurs, le dispositif volontaire Belem Action Mechanism (BAM) a été adopté pour partager les bonnes pratiques et limiter l’impact social de la transition sur les travailleurs dépendant des énergies fossiles.

Pour la première fois, la décision finale reconnaît aussi le problème de la désinformation climatique et soutient les initiatives scientifiques garantissant l’intégrité de l’information.

Les points critiques restants

Si ces annonces sont encourageantes, elles ne parviennent pas à masquer les blocages majeurs qui freinent l’accélération nécessaire pour se maintenir sous la barre des +2 °C.

Le principal point critique concerne les énergies fossiles. Contrairement à la COP28, aucune référence à la sortie des énergies fossiles n’a été faite dans l’ensemble des décisions adoptées à Belém. Le texte final se montre peu ambitieux et reflète les blocages de plusieurs pays grands producteurs d’énergies fossiles.

Sur le plan des acteurs privés, les trajectoires réelles des grandes entreprises françaises (CAC 40) demeurent souvent insuffisantes, malgré l’affichage de cibles ambitieuses. Certains dirigeants estiment que l’objectif de +1,5 °C ne sera « jamais » atteint, car les investissements requis sont « colossaux ».

Entre ces blocages diplomatiques et économiques et la situation climatique actuelle, la nécessité d’accélérer la transition énergétique à l’échelle mondiale et locale est plus que jamais pressante.

La transition énergétique à portée de main

Les énergies renouvelables progressent

Face aux blocages géopolitiques constatés lors de la COP30 et à l’insuffisance des trajectoires nationales, la bonne nouvelle est que la transition énergétique n’est pas qu’une promesse lointaine : elle est déjà en cours et s’avère économiquement viable. Le basculement vers un système reposant sur les énergies renouvelables (soleil, vent, hydraulique) est amorcé et semble irréversible, car ces énergies ne produisent pas ou peu de déchets ou d’émissions polluantes. C’est sur ce levier concret que l’action doit s’accélérer.

En France, des accélérations notables sont enregistrées, le parc de production d’énergies renouvelables a connu une croissance de plus de 6,7 GW en 2024, atteignant une puissance totale de 76,7 GW et couvrant 33,9 % de la consommation électrique française.

Concernant la filière hydraulique, grâce à des conditions favorables, la production a fortement augmenté (+27,3 %) pour atteindre 69,8 TWh.

En 2024, la filière éolienne cumulée a raccordé 1 756 MW supplémentaires (dont 1 091 MW d’éolien terrestre et 665 MW d’éolien en mer), portant sa puissance totale à 24,4 GW (22,9 GW terrestre et 1,5 GW en mer).

Pour la filière solaire, au cours des trois premiers trimestres de 2025, au moins 4,5 GW de nouvelles installations photovoltaïques ont été connectées au réseau électrique français. Si ce rythme est maintenu, le record annuel de 5 GW établi en 2024 sera battu.

Il est toutefois essentiel de noter que la France n’a pas atteint son objectif d’énergies renouvelables en 2020, avec 19,1 % de sa consommation brute finale d’énergie (pour une cible de 23 %). En 2024, ce seuil a finalement été franchi, avec 23 % d’énergies renouvelables. L’effort doit cependant s’intensifier pour viser les 33 % fixés pour 2030.

Électricité verte : un impact réel

La décarbonation du mix énergétique dépend de la demande. Vous vous demandez si votre choix individuel compte ? Absolument !

Le pouvoir de votre choix se manifeste par un cercle vertueux : plus les consommateurs (particuliers et professionnels) choisissent vert, plus le marché est incité à décarboner.

  1. En souscrivant une offre d’énergie verte, vous demandez au fournisseur d’injecter l’équivalent de votre consommation en énergies renouvelables dans le réseau, grâce au système des Garanties d’origine.
  2. Cela revient à financer directement les producteurs d’énergie propre et renouvelable.
  3. L’augmentation de cette demande incite le marché de l’énergie à développer de nouvelles infrastructures vertes qui se substitueront progressivement aux énergies fossiles.

Quand on sait que le secteur résidentiel et tertiaire représente près de 45 % de la consommation énergétique de la France, l’effet de mobilisation collective devient majeur !

Des gestes qui comptent

La transition énergétique passe par quatre piliers : la production et la consommation d’énergies renouvelables, la sobriété et l’efficacité énergétique. Que vous soyez un foyer ou une entreprise, des actions concrètes sont à votre portée :

  • Opter pour l’autoconsommation solaire : la majorité des nouvelles installations sont de petites centrales de moins de 9 kWc, typiques des particuliers ou des petites entreprises. Et depuis le 1er octobre 2025, le taux de TVA est réduit à 5,5 % sur les installations photovoltaïques.
  • Améliorer l’efficacité énergétique : le logement est le principal poste d’émissions de gaz à effet de serre pour les Français. Choisir des appareils électroménagers classés A+++ peut fortement réduire la consommation par rapport à la classe A+, selon l’ADEME.
  • Agir sur l’isolation et le chauffage : limiter les fuites de chaleur et opter pour des modes de chauffage moins émetteurs, comme le bois, la pompe à chaleur ou le solaire.
  • Privilégier les mobilités douces : pour les trajets urbains, le vélo ou les transports en commun sont les modes les moins polluants.

Même à petite échelle, chaque particulier et chaque entreprise peut jouer un rôle : adopter les énergies renouvelables est l’une des actions les plus efficaces pour réduire son empreinte carbone.

En combinant électricité 100 % verte, sobriété et efficacité, chacun devient un moteur de la décarbonation du mix énergétique. Ensemble, mobilisons-nous : chaque choix compte pour le climat !

Mise en lumière par
Maylis Bonus
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Votre horoscope survolté

🐏 Bélier - La Lune fait barrage à vos projets. En revanche, Vénus apporte de l’eau à votre moulin.

🐂 Taureau - Vous êtes sur le point de péter les plombs. Contactez au plus vite un technicien Enedis.

👨🏻‍🤝‍👨🏽 Gémeaux - Le Soleil vous tourne le dos. Coup dur pour votre installation photovoltaïque.

🦀 Cancer - Rappelez-vous que l’énergie la moins chère, c’est celle qui coûte le moins d’argent. Consommez moins !

🦁 Lion - Vous subissez Mercure, qui n’arrête pas de grimper. Cela vous donne froid dans le dos.

👧 Vierge - Arrêtez de courir après des idées lumineuses, au risque d’attraper des ampoules.

Balance - Rechargez vos batteries. Privilégiez un week-end romantique ou une prise 220 volts.

🦂 Scorpion - Parce que vous devenez un piètre conducteur, le courant ne passe plus avec votre moitié.

🏹 Sagittaire - À force de jouer les électrons libres, vous risquez de passer pour un illuminé.

🐐 Capricorne - Grâce à un alignement de Neptune et Linky, vous débordez d’énergie !

🏺 Verseau - Vous subissez une coupure de courant à 12h34. C’est encore la faute du sèche-linge.

🐟 Poissons - Rien ne va plus côté couple : il y a de l’eau dans le gaz et de l’électricité dans l’air.