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🎙️Femmes ingénieures : et alors ?

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Mise en lumière par Émilie Riou,
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L'écart de salaire brut médian entre les femmes et les hommes ingénieurs en France est de 18%, selon l'Observatoire des femmes ingénieurs. Un écart qui persiste malgré une baisse de 3% depuis 2019. Autre fait, seulement 15% des data scientists dans le monde sont des femmes, selon le cabinet de conseil en stratégie BCG.

Aujourd’hui, c’est au micro de Valentin que Aude, data scientist, et Elodie, analyste risque, toutes deux chez elmy depuis 2020, aborde cette question de la représentativité des femmes en entreprise, et plus particulièrement celle des femmes dans les data science et des femmes ingénieurs.

Parce qu’il n’y a pas mieux qu’elles pour l’admettre : les femmes sont encore trop peu encouragées à se diriger vers des carrières scientifiques !

[Valentin] Pourquoi avez-vous accepté notre invitation ?

Elodie – J’ai accepté l’invitation pour parler un peu du métier des risques et de ce qu’est être une femme ingénieure chez elmy, et même au sein d’un monde qui est très masculin dans le milieu ingénieur, pour pouvoir donner envie à des jeunes femmes de continuer dans cette filière là et de faire changer un peu les choses.

Aude – J’ai accepté parce que je suis persuadée qu’on a besoin de plus d’exemples de femmes dans le milieu de la science, et que démocratiser un parcours classique, pas forcément un parcours de chef d’entreprise, d’entrepreneure, on entend beaucoup de ce genre de témoignages, mais en fait un parcours assez normal de quelqu’un qui veut juste travailler là-dedans sans des ambitions énormes, et que montrer qu’on peut arriver à travailler dans les sciences en tant que femme, s’y plaire, ça ne demande pas de déplacer des montagnes ou d’avoir une vocation depuis qu’on est tout petit.

V. On va revenir un petit peu en arrière. Est-ce que vous pouvez nous raconter votre parcours respectif, en commençant par les études que vous avez pu faire ?

A. Moi j’ai fait une école d’ingénieur, donc deux ans de prépa, puis trois ans d’école, un parcours généraliste, mais déjà assez orienté vers l’informatique, l’électronique. Ensuite, j’ai fait une année de master aux Etats-Unis, dans les computer science avec une petite composante data science, puis après j’ai commencé à travailler.

E. J’ai fait une terminale S, et ensuite j’ai été pendant deux ans en classe préparatoire. Donc là on apprend la physique, la chimie, les maths. Puis j’ai intégré une école d’ingénieur généraliste, et ensuite je me suis spécialisée pendant deux ans au Danemark sur la biotechnologie, pour faire un lien entre maths, physique, biologie. J’étais assez intéressée par ça, et j’ai terminé mes études par six mois au Chili, où là c’était l’étude du médical d’un point de vue ingénieur.

V. Dans les différentes promos que vous avez pu faire, est-ce qu’il y avait beaucoup de femmes, ou du moins, quelle était la représentativité des femmes lors de vos études ?

E. En école d’ingénieur, on était 30% de femmes, et ce qui était un chiffre assez bon pour les écoles d’ingénieur, parce que parfois il y a plutôt 7% ou 8% de femmes. Quand j’étais au Danemark, on était environ moitié-moitié, parce que c’était plutôt sur la biologie, il y a beaucoup de femmes qui sont dans ces domaines là. Mais donc en France, on était peu nombreuses, ce qui présente quand même un certain déséquilibre. Quand on est dans les études, on ne s’en rend pas compte, mais ça reste un milieu quand même très masculin.

A. Clairement, dans mon école d’ingénieur, j’essayais de recompter, en préparant le podcast, je crois qu’on était de mémoire 16 femmes sur 160, ou entre 15 et 20 sur 160. C’est quelque chose qui était du coup omniprésent. Déjà en classe scientifique, terminale S, première S, on était déjà un tiers, deux tiers, je dirais, femmes-hommes. Dès la première, c’était marqué dans mon entourage. Donc en fait, c’était un petit peu la continuité en école, beaucoup plus marquée, mais une continuité. Ce qui m’a marquée dans mon école, c’était justement qu’il n’y avait aucun professeur femme. Et ça, je trouve que c’est très marquant. Vraiment, je crois que j’avais une ou deux profs en prépa, et après en école, c’était absolument que des hommes.

V. Et pour toi, Elodie, est-ce que tu as ressenti cette disparité homme-femme au sein du corps enseignant ?

E. Bonne question. Je ne m l’étais pas posé avant. Il y avait quand même beaucoup d’hommes, c’est sûr. Les femmes étaient plutôt sur les cours d’économie ou les cours de biologie. Il y a beaucoup d’hommes dans les métiers plus techniques.

V. Comment ça s’est passé pour vous l’entrée sur le marché du travail ?

E. La première étape pour entrer dans le marché du travail, c’était le stage de fin d’études. Et j’ai eu des difficultés à trouver un stage parce que j’avais beaucoup de critères que je voulais remplir, et aussi un manque de confiance en moi pour réussir à passer les entretiens, pour essayer de me vendre et réussir à rentrer dans une entreprise. Donc j’ai eu de la chance, je suis rentrée dans une entreprise de biomédical pour faire assistant ingénieur R&D. Et une fois rentrée, ensuite, ça a été plus simple. J’ai changé et commencé à travailler trois ans dans la même entreprise. Ensuite, au moment de changer, c’était très simple parce que j’avais déjà une première expérience. Et je suis rentrée chez elmy comme deuxième entreprise. C’est une grande découverte au départ, de découvrir le monde de l’entreprise, ses fonctionnements, ses codes. Et j’ai appris beaucoup de choses, aussi pris de l’assurance, découvert des métiers différents, découvert différents domaines. Donc ça a été très enrichissant et ça l’est encore même aujourd’hui.

A. Quand on démarre le travail c’est toujours la découverte. On se rend compte que travailler, c’est pas du tout comme être à l’école, que les compétences à avoir ne sont pas du tout les mêmes. Ce qui était important pour moi, c’était d’arriver à raccrocher les wagons, à savoir apprendre, à savoir mettre en lien ce qu’on a étudié à l’école, ce qu’on nous demande, à faire ses propres recherches. Pour ce qui est de la recherche de travail, je pense que ça reste un critère qui permet de se différencier par rapport à quelqu’un d’autre. Parce qu’effectivement, il n’y a pas beaucoup de femmes qui passent ces entretiens d’embauche. Donc quand on est une femme sur dix candidats ça se note. Tout comme ça se note si on a une personne d’origine étrangère, une personne avec un parcours atypique, c’est un fait parmi d’autres. C’est très dur de se sentir légitime en tant que femme en sortie d’études de 25 ans face à quatre hommes, en entretien d’embauche, de 40 ans qui connaissent le métier. C’est dur de se dire qu’en fait on a notre place. C’est dur de se mettre en confiance et de savoir se dire qu’on est légitime et qu’on va avoir quelque chose à apporter à l’édifice, de ne pas se sentir infantilisée un petit peu.

E. En tout cas, il y a beaucoup de femmes autour de moi qui manquent de confiance en elles et ça se ressent surtout dans les premières années d’expérience par rapport aux hommes, par exemple à mes amis de promotion qui eux avaient beaucoup moins de mal à s’exprimer, à se vendre et à passer des entretiens. Et je pense que c’est plutôt quelque chose de culturel, qu’on nous apprend directement à ne pas se survaloriser, à être souvent sur la réserve et que potentiellement on a peut-être un peu moins de valeur. En tout cas, ce n’est pas le ressenti que j’en ai, mais je pense que ça peut se traduire sur un manque de confiance en soi par rapport à d’autres personnes.

A. Dans mon premier travail, j’ai eu une expérience avec un homme justement où ça ne s’est pas extrêmement bien passé. Il était au même niveau que moi, mais un petit peu plus âgé. Je pense qu’il avait l’impression qu’on lui devait un petit peu des choses, on lui devait du temps. Il y avait moins de respect de notre temps, de ce que nous on faisait par rapport à ses supérieurs ou aux personnes égales à lui. Je sais qu’on a été plusieurs femmes à avoir eu des soucis dans l’équipe, voire être partie de l’équipe. C’était compliqué à gérer. Après, c’est toujours une question de comment est-ce que toi tu réagis, à quel point est-ce que tu prends sur toi, à quel point tu oses en parler, à quel point est-ce que la personne en face entend ce qui se passe et est capable de réagir ou en fait est-ce qu’elle ne voit même pas le problème. Ça, ça a été un petit peu compliqué à gérer. J’ai quand même réussi à me protéger un petit peu, du fait de mon caractère, du fait de mes responsabilités dans l’équipe où j’arrivais un peu à faire un pas de côté, à pouvoir dire non à certaines demandes qu’il me faisaient. Mais bon, c’est pas toujours évident et il y a des femmes de l’équipe qui l’ont moins bien vécu que moi.

V. Suite à cette expérience, c’est comment d’évoluer au quotidien aujourd’hui dans un milieu professionnel plutôt masculin ?

A. Au quotidien, je dirais que ça ne me dérange pas parce que c’est quelque chose auquel je suis habituée aujourd’hui. C’est vrai qu’on s’habitue, on n’y pense plus et puis parfois, quand on y repense, on se dit « ah mais c’est vrai que là, je suis la seule femme ». J’ai toujours eu des problèmes à affirmer un petit peu mes idées, des soucis à me trouver légitime. C’est vraiment un travail personnel que je fais sur moi. Après, je ne saurais pas dire si c’est parce que je suis une femme, parce que la société m’a inculqué ça depuis que je suis jeune, ou est-ce que c’est mon éducation, ma personnalité ? C’est encore difficile et probablement, c’est un mélange de tout. Je pense vraiment que nous, en tant que femmes, on a tendance à se mettre en retrait, à analyser les situations, à ne pas vouloir prendre trop de place. Encore une fois, c’est une généralité, c’est absolument pas applicable à tout le monde. Mais je pense que c’est une espèce de diktat de la société ou de manière dont on est éduquée, et il faut réussir à l’analyser, à s’en séparer, même si ce n’est pas évident, et à faire un travail conscient. C’est un gros travail personnel que je fais et je vois que ça a vraiment évolué depuis mes cinq années de travail. Mais aujourd’hui, je dirais que j’ose beaucoup plus émettre mes idées, je me force à me sentir légitime, à me dire que même si je n’ai pas toutes les connaissances, ce que je dis ou mes questions, mes points que j’apporte sont intéressants et même s’ils ne sont pas intéressants, ils peuvent soulever d’autres idées. C’est vraiment un travail quotidien. Je pense aussi que ça dépend beaucoup du cadre dans lequel on travaille, de l’équipe autour. Par exemple, chez elmy, on ne nous fait pas du tout sentir qu’on peut être discriminée parce qu’on est une femme. Tout le monde est vraiment mis sur un pied d’égalité. Mais je pense qu’aujourd’hui en France, ce n’est pas le cas partout, malheureusement.

V. Et toi Elodie, comment tu évolues dans ce milieu masculin ?

E. Parfois, il y a quelques réunions où je me retrouve autour de la table avec dix hommes et en étant la seule femme. Parfois, il y a des personnes qui imposent leurs paroles où c’est plus difficile de leur répondre ou de présenter des idées, mais pas forcément liées au genre. J’ai très peu ressenti cet aspect là. Je pense qu’il y a une question d’habitude aussi parce que pendant les études, c’était souvent le cas. En tout cas, je n’ai jamais ressenti une quelconque discrimination. Je me questionne quelques fois sur les équipes dirigeantes qu’on voit, des grandes entreprises. De manière générale, il y a quand même beaucoup d’hommes dans les comités de direction. Déjà, il y a peu de femmes qui sont, par exemple, dans les métiers d’ingénieur, mais encore moins qui accèdent aussi à des postes à responsabilité très importantes.

V. C’est 24% la part d’ingénieurs qui sont des femmes. Donc, ce chiffre ne t’étonne pas ?

E. Non, ça ne m’étonne pas par rapport aux études. Mais je me demande même au sein des dix plus grandes entreprises françaises, quelle est la part des femmes qui sont dans l’équipe dirigeante. Et là, je pense qu’elle doit être très faible, pas égale à 24%. J’ai l’impression qu’il y a une évolution dans le bon sens et que les entreprises poussent à ce que les femmes montent en hiérarchie et qu’il y ait une certaine égalité entre les hommes et les femmes dans les métiers d’ingénieurs. En tout cas, je pense que ça va dans le bon sens.

V. Comment on agit, selon vous, pour améliorer cette représentativité dans le secteur professionnel ?

E. Il y a plusieurs niveaux d’action. Un premier niveau d’action qui est au sein des entreprises. Déjà, essayer d’embaucher des femmes et essayer aussi de promouvoir les métiers d’ingénieur. En tout cas, les rendre moins abstraits et avoir des sortes de coaching entre des femmes et des étudiantes, par exemple. C’est ce qu’on fait chez elmy. On est partenaire de l’association Elle Bougent. On est allé dans un lycée à Lyon et à Lille pour présenter les métiers qu’on faisait, et discuter avec des femmes en classe de seconde pour répondre à leurs questions et leur montrer que ce sont des métiers qui sont accessibles, intéressants et qui ont plein de potentiel pour elles. C’est aussi à ce moments-là, où on se pose plein de questions, que c’est d’autant plus important d’avoir un soutien et quelqu’un qui est passé par ces interrogations là. Et pour continuer sur la question, je pense qu’il y a aussi un levier plus important qu’il faudrait changer. Dès le début, c’est la question de métiers genrés. Pourquoi est-ce que dans les métiers d’ingénieur, il y a aussi peu de femmes alors que finalement, c’est des métiers très intéressants, qui ne sont pas d’une grande pénibilité ? On ne porte pas des choses toute la journée et ce sont des métiers qui sont très bien rémunérés aussi. Il faut se poser la question, qu’est-ce qui influe ça ? Il y a eu plusieurs études et l’aspect culturel joue beaucoup et l’aspect sociétal. On pourrait même chacun, à notre échelle, un peu agir en essayant d’éviter, même dès tout petit, le fait de genrer nos enfants, d’apprendre aux femmes à être plus douces et d’aller dans des métiers sociaux et aux hommes à être plus durs, ne pas montrer ses émotions. Essayer d’enlever cette question de genre et de laisser les enfants se construire et prendre la voie qui leur plaît plus tard. S’ils aiment les maths et les choses comme ça, de continuer dans cette direction. Je pense qu’en tout cas sur cette question de genre, on a tous un rôle à jouer pour essayer de promouvoir auprès des jeunes filles et des jeunes hommes des métiers qui sont à l’inverse de leur genre. Donc aux femmes, des métiers d’ingénieurs, aux hommes, des métiers plus dans le soin, etc. Parce qu’en fait on se rend tous compte, on est beaucoup plus heureux de travailler dans un milieu équilibré où il y a autant de femmes que d’hommes. C’est très enrichissant et plus gratifiant que d’avoir une situation qui n’est pas équilibrée.

V. Et de ton côté Aude, comment peut-on agir ?

A. Je pense qu’il faut en parler, il faut se présenter, il ne faut pas avoir peur de juste répondre à des questions. Par exemple, j’étais dans un lycée l’année dernière pour la journée des droits de la femme, face à des jeunes femmes qui se posaient beaucoup de questions sur leur orientation. On avait des tables rondes et en fait juste de se présenter, de montrer la carrière simple, que tout est accessible et que oui c’est un milieu d’hommes et en fait c’est pas un problème en soi et on va pas nous taper dessus, on nous demande pas plus pas moins, etc. Pour moi c’est un gros levier en fait. C’est juste de montrer des parcours normaux et d’en faire une normalité. Je pense que si on veut se renseigner, il y a aujourd’hui de l’information, la data science, on en parle. Après des parcours de femmes dans la data science, c’est plus rare. Il faut démocratiser toute l’information pour que les filles puissent être réceptives à une forme d’information par rapport à une autre. On ne sait jamais pourquoi on réagit plus à droite qu’à gauche. C’est pour ça que c’est important je trouve de démultiplier un peu les canaux.

E. Il y a souvent des mentorats qui sont mis en place où on coache des jeunes étudiantes pendant plusieurs années de lycée pour les aider dans leurs études au jour le jour, mais aussi les aider à choisir leur voie et leur ouvrir toutes les possibilités pour pas qu’elles soient seulement restreintes au cadre socio-professionnel de leurs parents qui leur disent “tiens tu pourrais faire tel ou tel métier”, mais ouvrir un peu plus la voie des possibles.

V. Dans les différentes interventions que vous avez pu faire, quelles étaient les réactions que vous avez pu observer de la part des lycéennes et même quelles étaient vos réactions ?

E. Elles étaient très intriguées, intéressées par ce qu’on leur disait et c’est vrai qu’on ressentait qu’elles avaient peur, peur de se lancer dans les mathématiques et peur aussi de ne pas y arriver. Et donc on a essayé de les rassurer, pour celles que cela intéressait bien sûr, tout le monde ne veut pas continuer les maths c’est évident, mais en tout cas essayer de leur montrer que c’était faisable et que si elles avaient de la motivation il n’y avait aucun problème pour y arriver. C’est pas toujours qu’on parle avec des élèves de seconde qui ont un parcours un peu différent.
J’ai réfléchi après coup il y a un ou deux ans sur pourquoi j’avais fait ces études-là et finalement je suis très heureuse d’avoir continué dans cette filière. Mais vu que c’est un métier assez abstrait, en fait on se rend pas compte quand on est en terminale de ce que ça implique pour plus tard.

A. Ça rappelle où est-ce qu’on en était à cette époque où on se posait tellement de questions, on avait l’impression que tout était une montagne et que le moindre choix de vie, aller au lycée, d’options, etc. allaient engendrer des conséquences monumentales alors qu’en fait, il faut prendre ce qui nous paraît le mieux à un moment donné et y aller. En fait, si on arrive un petit peu à leur donner cette conscience là au moment où on leur parle, je trouve que c’est vraiment le plus intéressant. C’est essayer de leur inculquer qu’aujourd’hui elles ont beaucoup d’interrogations et c’est normal et c’est leur quotidien. Mais elles peuvent le faire, elles ont la force en elles, elles ont toutes les capacités. Que normalement le monde du travail devrait aller en s’améliorant sur la question et que si elles ont envie de faire des sciences, il faut pas qu’elles hésitent et qu’elles y aillent. Et pas qu’elles se disent que c’est insurmontable ou qu’il n’y a que des filles qui ont 18 en maths qui vont y arriver, etc.

V. Justement, vous qui avez toutes les deux ressenti une amélioration dans le monde du travail au fur et à mesure des années, qu’est-ce que vous diriez à la petite fille que vous étiez ?

A. Moi je pense que c’est un petit peu dans la continuité de ce qu’on vient de dire, c’est vraiment de prendre confiance et de croire, de reconnaître les faiblesses, mais de croire aussi en tes forces et croire que tu vas réussir à capitaliser sur tes choix. Par exemple, l’école d’ingénieur que j’ai choisi, j’ai fait plein de portes ouvertes d’école et je sais pas pourquoi celle-là m’a plus plu qu’une autre sur le coup, mais elle m’a plus plu et je l’ai mis en top de mes choix, j’y suis allée et en fait après coup je me suis rendu compte que l’informatique ça a fait clic. Je connaissais pas, j’en avais jamais fait, mais directement en école ça m’a plu, j’avais envie de m’y investir, alors je dis pas que j’en faisais sur mon temps libre, j’étais pas vraiment, pas du tout une passionnée qui faisait que ça, mais pendant mes cours ça m’a cliqué, j’ai aimé ça, j’ai continué dans cette voie. Et donc en fait c’est vraiment trouver ce qui te plaît et y aller et croire qu’en fait t’as un peu des instincts qui vont t’aider à trouver ce qui te plaît et que si j’ai choisi cette école là et si elle m’a plu au moment des portes ouvertes, c’est peut-être parce que l’informatique instinctivement ça m’attirait un petit peu plus que d’aller faire du bâtiment, de la conception ou autre chose. C’est essayer d’éveiller les conscience, trouver ce qui te plaît et une fois que t’as trouvé, y aller et t’investir.

E. C’est marrant comme question. Je lui dirais, te mets pas de barrière dans la vie, si tu veux quelque chose donnes en toi les moyens et la plupart du temps tu y arrives, ça marche et si tu n’y arrives pas, t’apprendras et tu réussiras autre chose après, mais te mets pas de barrière.

V. C’est quoi pour vous être “branchée” ?

E. Être branchée, c’est être motivée, relever les défis de la journée et profiter de chaque instant.

A. Pour moi “être branchée”, il y a vraiment la notion de mouvement qui m’est assez chère dans la vie de tous les jours, c’est la notion d’avoir de l’énergie, d’avoir trouvé son énergie, d’être adaptable, de pouvoir réagir.

Branché ! Le podcast optimiste pour auditeurs et auditrices éclairés

Dans chaque épisode, nous branchons nos micros avec des personnalités inspirantes et des experts de la transition énergétique, écologique et solidaire. Notre but, vous apporter un éclairage sur le monde d’aujourd’hui et sur les idées lumineuses de demain.

Pour cette première série de 3 épisodes, nous avons décidé de mettre en lumière des femmes inspirantes.
Et on est pas allé bien loin pour les trouver, puisqu’elles font toutes parties d’elmy. Elles sont ingénieures, analystes, développeuses et ont choisi des métiers encore trop majoritairement dits “masculins”. Elles vous feront découvrir leur parcours, leur énergie et pourquoi il ne faut pas avoir peur de se lancer dans les domaines scientifiques et technologiques.

Mise en lumière par
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Sources

  • Crédits : Branché ! est un podcast produit par elmy. Réalisation et mixage : Mathieu Bessot. Voix : Ophélie Legros et Valentin Thiriet. Rédaction et communication : Valentin Thiriet, Ophélie Legros, Emilie Riou.

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